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Développement : les leaders d’opinion du monde entier s’informent de plus en plus via les réseaux sociaux

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Les réseaux sociaux s’imposent de plus en plus comme des vecteurs de discussion incontournables sur de nombreux sujets, et le développement n’échappe pas à cette règle. Les leaders d’opinion qui utilisent ces plateformes en tant que source d’information sur le développement sont de plus en plus nombreux. C’est ce que révèlent les résultats du programme de sondages (a)* conduit chaque année dans une quarantaine de pays en développement par le Public Opinion Research Group de la Banque mondiale.
 
L’équipe de recherche a notamment cherché à identifier les sources d’information privilégiées des leaders d’opinion du monde entier et à connaître leur opinion sur les outils de communication numérique du Groupe de la Banque mondiale. Pour cela, des enquêtes ont été réalisées auprès d’acteurs d’horizons divers : milieux universitaires, instituts de recherche, groupes de réflexion, agences bi ou multilatérales, société civile et institutions politiques. L’équipe a aussi sondé l’administration locale, les cabinets parlementaires, ministériels et présidentiels, les médias et le secteur privé.
                                                                                                
En exploitant le tableau de bord interactif (a) conçu par le groupe de chercheurs, je me suis, pour ma part, attachée à mieux cerner le comportement et les préférences de notre auditoire quant à ses échanges avec le Groupe de la Banque mondiale sur les réseaux sociaux. À cet effet, j’ai sélectionné trois variables de comparaison : la période (de 2012 à 2016), la région (Afrique et Moyen-Orient/Afrique du Nord) ainsi que l’origine des sondés (société civile, institutions politiques ou secteur privé). Voici ce que j’ai découvert…

Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés comme source d’information sur le développement
 
C’est indiscutable, la fréquentation des réseaux sociaux progresse de jour en jour. Selon une récente étude de Smart Insights, le nombre d’utilisateurs d’internet a progressé entre janvier 2016 et janvier 2017 de plus de 354 millions de personnes tandis que sur la même période, les réseaux sociaux ont attiré plus de 482 millions de nouveaux utilisateurs (a).
 
Dans ces circonstances, rien d’étonnant à ce que les réseaux sociaux s’imposent toujours plus comme une source d’information de premier plan et, notamment, en matière de développement. Le graphique ci-dessous illustre ainsi la progression du nombre de personnes ayant acquis des informations sur le développement via les réseaux sociaux : de 5,3 % en 2012 à 21,6 % en 2016. Il établit également qu’en 2016, parmi les personnes interrogées à l’occasion de ces sondages, 18,6 % ont indiqué privilégier les réseaux sociaux pour recevoir les informations provenant du Groupe de la Banque mondiale, contre 9,4 % en 2012.

Le % de leaders d’opinion préférant s’informer sur la Banque mondiale via les réseaux sociaux a grimpé de 9,4 à 18,4 % entre 2012 et 2016. 



Les usages en Afrique et au Moyen-Orient/Afrique du Nord
 
Le tableau de bord interactif permet aussi de comparer entre eux une centaine de pays et six régions sur cinq ans. J’ai donc pu mettre à profit ces données pour confronter les réponses des sondés africains avec ceux de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Il en ressort que sur l’année 2016, 15,9 % des répondants en Afrique ont utilisé les sites de réseaux sociaux de la Banque mondiale pour s’informer sur les questions de développement. Ce pourcentage est légèrement supérieur — 17,9 % — dans la région MENA. À noter par ailleurs, seulement 16,9 % des personnes interrogées en Afrique privilégient ce canal pour s’informer sur le développement, contre 27,7 % dans la région MENA.​

En 2016, 17,9 % des leaders d’opinion de la région MENA ont utilisé les réseaux sociaux comme source d’information sur le développement.​


Les décideurs de la société civile ont davantage recours aux réseaux sociaux pour s’informer sur les questions de développement dans le monde.


La dernière comparaison porte sur les variations observées en fonction des acteurs concernés : institutions politiques, secteur privé ou société civile. Il apparait qu’avec 25,4 %, c’est au sein de la société civile que les réseaux sociaux du Groupe de la Banque mondiale sont le plus intensément utilisés comme source d’information sur le développement.
 
Autre information ressortant de ces enquêtes, les acteurs du secteur privé constituent le groupe le plus enclin à privilégier ce canal pour s’informer sur le Groupe de la Banque mondiale. 
 
Enfin, il faut se réjouir de la diversité des acteurs qui utilisent les sites de réseaux sociaux du Groupe.
 
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à jeter un œil à notre tableau de bord interactif (a). Si vous souhaitez des informations plus approfondies, vous pouvez consulter les conclusions du programme de sondages. Dans tous les cas, faites-nous part de vos commentaires ci-dessous et retrouvez-nous sur Twitter, Facebook et Instagram.
 



* Les sondages sont réalisés tous les trois ans dans un même groupe de pays. Ils ont porté sur un premier groupe de pays en 2012 et 2015, et un second groupe a été étudié en 2013 et 2016. Par ailleurs, des enquêtes ont été menées de 2012 à 2015 dans un échantillon complet de 112 pays.
 

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