Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Mettre en mouvement mes réflexions sur le handicap

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Pression. Toujours ce mot. Pression de s’efforcer d’être à jour dans son travail et de mener une vie sociale normale, sans donner l’impression d’être un infirme sans force. Certes, chacun est soumis à différentes pressions, mais j’ai tendance à croire que les personnes souffrant d’un handicap y sont plus vivement exposées, parce que nous ne sommes pas dans la norme. Chaque fois que je quitte mon domicile, je me pare d’un camouflage invisible pour donner l’image de quelqu’un d’autonome qui respire la confiance en soi et déborde de vigueur. Je propulse mon fauteuil roulant, je me déplace rapidement et je manipule les portes de manière à ne pas retenir indûment les personnes qui les maintiennent ouvertes. Sous ces dehors, il existe un être beaucoup plus fragile qui a besoin qu’on l’aide à gravir une pente, à ouvrir une porte quand elle est trop lourde et à monter et descendre ces maudites marches. Parce que je suis un homme, je possède la force physique nécessaire pour réussir à venir à bout même d’une moquette épaisse. Mais fin 2016, cette pression physique et mentale qui me poussait à avancer a subi un coup d’arrêt brutal.

Il fallait en finir avec cette pression. Je devais guérir. Je n’avais pas le choix. Je ne pourrais travailler et retrouver ma table de montage avant plusieurs mois...

Accès au financement : combler le retard des femmes

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« Les femmes portent la moitié du ciel », estimait Mao Zedong. Pensez aux femmes autour de vous — mères, épouses, filles, sœurs, tantes et grand-mères — et vous lui donnerez raison. Mais le monde des affaires n’a pas encore intégré cette réalité, ce qui pénalise la société tout entière.

Cela tient notamment aux problèmes d’accès au capital. À l’échelle mondiale, plus de 30 % des entreprises officiellement enregistrées appartiennent à des femmes. Pourtant, 70 % des petites et moyennes entreprises (PME) féminines dans les pays en développement sont soit exclues du système financier formel, soit dans l’impossibilité d’obtenir les fonds dont elles ont besoin.

Alors qu’en 2014, 65 % des hommes avaient un compte en banque, seules 58 % des femmes étaient dans ce cas. Cet écart, de 7 points de pourcentage, se creuse même à 9 points dans les pays en développement.

Tous les éléments disponibles attestent pourtant des incroyables retombées positives de la participation des femmes à la vie économique pour les familles, les communautés et les pays. Le simple fait de donner aux femmes les mêmes opportunités professionnelles que les hommes pourrait entraîner un gain de croissance allant jusqu’à 34 %. Sans oublier qu’en multipliant les entreprises détenues par des femmes, on multiplie aussi les sources d’emplois. Dès lors, l’objectif visant à mettre fin à l’extrême pauvreté serait atteint beaucoup plus rapidement.

En fauteuil roulant à travers Kingston

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En décembre dernier, James Dooley Sullivan embarque, avec son fauteuil roulant, sur un vol à destination de la Jamaïque. Graphiste et monteur vidéo pour le Groupe de la Banque mondiale, il veut enquêter et témoigner sur ce que signifie être porteur d’un handicap dans un pays en développement. James nous fait partager son expérience et nous raconte son histoire personnelle dans une vidéo et une série de billets (lire le billet précédent).

© Laura Fravel


Je suis chanceux : à mon arrivée à Kingston, j’ai droit au seul minibus de location, dans toute la Jamaïque, à être équipé d’une plateforme d’accès pour un fauteuil roulant. Je monte à bord, avec mon fauteuil, mon collègue Peter et tout le matériel qui nous permettra de filmer mes aventures dans le monde en développement. La seule chose qui manque dans ce minibus, ce sont les amortisseurs, ce qui m’oblige à m’agripper à un siège à chaque fois que notre chauffeur, Derek, tente d’éviter les nids-de-poule sur la route qui mène à notre hôtel.

Dès que j’arrive quelque part, je dois évaluer rapidement la situation. Ici, à Kingston, la moquette de ma chambre d’hôtel est épaisse et j’ai donc du mal à faire avancer mon fauteuil, mais le lit est spacieux et d’une hauteur raisonnable. Mon nouveau fauteuil, qui fait une quarantaine de centimètres en largeur, passe tout juste par la porte de la salle de bains, mais la tablette du lavabo, en granit, me fait mal aux genoux. Parmi les points positifs : une douche avec un pommeau amovible, et que je peux atteindre. Parmi les points négatifs : le WC est très bas et il va donc falloir que je fasse très attention pour l’utiliser.

Inclusion financière numérique : expériences réussies et prochaines étapes

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Plus d’un milliard de femmes dans le monde n’ont pas accès aux services financiers. Disposer d’un compte courant constitue pourtant la première étape vers l’émancipation, financière et autre.

Le développement se prive encore trop souvent des ressources que représentent les femmes. Faute d’accès aux services financiers, elles ne peuvent pas jouir du même statut que les hommes au sein de la société. L’inclusion financière recèle un immense potentiel pour le développement économique.

Selon le Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale sur l’égalité des genres, l’exclusion des femmes du monde du travail engendrerait un manque à gagner estimé entre 10 et 37 % du PIB, toutes régions confondues. Des travaux de recherche du Groupe de la Banque mondiale, du FMI et de l’OCDE ainsi que des études menées par le secteur privé démontrent que les mesures en faveur de l’égalité hommes-femmes pourraient rapporter des milliards à l’économie mondiale.

Les technologies numériques permettent d’étendre l’accès aux services financiers pour des millions d’individus, dont les femmes. C’est là une perspective incroyablement séduisante et la communauté internationale mise beaucoup sur ces nouveaux outils pour intégrer au système financier formel et réglementé les 2 milliards d’adultes actuellement non bancarisés.

Épargner, payer, obtenir un prêt ou une assurance — autant de services dont chacun a besoin au quotidien pour gérer ses dépenses, se projeter dans l’avenir et faire face aux imprévus — n’a jamais été aussi facile.

Entrepreneuriat vert : une cartographie du paysage marocain

Rosa Lin's picture
Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup en moins de 3 minutes.
Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup
(cliquer pour voir la vidéo)


Une équipe du groupe de la Banque mondiale a entrepris d’identifier les caractéristiques de l’entrepreneuriat vert au Maroc. Le diagnostic entrepris nous révèle aujourd’hui qui sont ces entrepreneurs et dans quel environnement ils interviennent.

Les entrepreneurs verts marocains se heurtent cependant à un certain nombre d’obstacles. Ils déplorent ainsi l’absence de soutien aux entreprises qui ont atteint un stade plus avancé, tout comme celle d’un vivier de mentors expérimentés susceptibles de les guider dans leur projet. Si le nombre de start-up qui se consacrent aux technologies propres est en essor, l'écosystème s’avère cloisonné et souffre d’un manque de communication entre les acteurs clés. Ajoutons que l’entrepreneuriat vert pâtit aussi de l’extrême prudence des investisseurs, de l’absence de liens financiers entre entreprises ainsi que d’idées erronées sur la politique d’aide au secteur.

Une vie qui bascule : des pentes enneigées au fauteuil roulant

James Dooley Sullivan's picture

En décembre dernier, James Dooley Sullivan embarque, avec son fauteuil roulant, sur un vol à destination de la Jamaïque. Si ce pays des Caraïbes attire les touristes, ce n’est pas à ce titre que James s’y rend. Graphiste et monteur vidéo pour le Groupe de la Banque mondiale, il veut enquêter et témoigner sur ce que signifie être porteur d’un handicap dans un pays en développement. James nous fait partager son expérience et nous raconte son histoire personnelle dans une vidéo et une série de billets.

© World Bank

La vie quotidienne en fauteuil roulant est, en fin de compte, assez ordinaire. Elle peut se résumer à l'usage d'une nouvelle panoplie de verbes… Chaque matin, je commence par me transférer du lit à mon fauteuil, avant de rouler jusqu’à la salle de bain où je me propulse sur le siège des toilettes. Je réintègre ensuite ma chaise roulante et enfile ma tenue de bureau en me tortillant. Il me faut alors ingurgiter plusieurs tasses de thé pour me désengourdir les méninges, puis je sors et prends place sur la rampe électrique qui me dépose au niveau du trottoir.  ​

Un virage technologique à 360 degrés

Brittany Walters's picture
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Young woman checks her phone.
La transformation du paysage mondial met la Banque mondiale au défi d’imaginer des innovations et des formules qui apporteront une réponse aux problèmes urgents qui se posent dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la protection sociale. (Photo: Simone D. McCourtie)

Que les nouvelles technologies influencent nos modes de communication, de production et de relation, nous le savions déjà. Ce qu’a exposé Benedict Evans (a), associé du fonds de capital-risque Andreessen Horowitz, aussi connu sous le nom de a16z (a), est, en revanche, plus inattendu. À l’occasion d’une récente intervention à la Banque mondiale (Mobile is Eating the World) (a), le célèbre gourou de la Silicon Valley a dévoilé sa vision de l’impact des technologies mobiles sur notre société et sur la communauté mondiale du développement. Exaltantes le plus souvent, troublantes parfois, voici quelques-unes de ses principales réflexions.

Éducation : le miracle finlandais ?

Cristian Aedo's picture
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L’une des caractéristiques du système scolaire finlandais est d’assurer l’égalité des chances.
La dernière enquête PISA montre cependant qu’en Finlande comme ailleurs le statut
socio-économique de l’élève semble influer sur ses résultats. 
(Photo : Z. Mrdja/Banque mondiale)

L’enquête PISA, que mène l’Organisation de coopération et le développement économiques (OCDE) dans le monde entier, teste l’aptitude des élèves de 15 ans en mathématiques, sciences et lecture. La réussite de la Finlande dans le cadre de cette évaluation a surpris ses habitants. En 2006, le pays est ressorti en tête du classement. Même si ses performances déclinent, il se classe toujours parmi les meilleurs.
 
La Finlande a comme particularité d’avoir peu appliqué les principes mondiaux de réforme scolaire. Elle ne prévoit ni épreuves standardisées pour les élèves ni inspection des établissements : le système scolaire repose sur une responsabilité « intelligente ». Si le système scolaire est régi par des programmes d’études communs, une législation et une réglementation qui garantissent des normes nationales de qualité sur le plan des apprentissages et de l’enseignement, il n’existe aucun classement compétitif des établissements. En revanche, les écoles et le personnel éducatif s’auto-évaluent régulièrement.
 
La politique de l’éducation en Finlande préfère la qualité au contrôle et à l’émulation. Le pays a confiance dans son école, ses enseignants et son administration locale. La mission que doit remplir l’éducation fait l’objet d’un consensus politique.

Face à la famine, rapprocher les interventions humanitaires et de développement

Franck Bousquet's picture
 UNICEF
Des déplacés du camp Muna Dalti, au Nigéria, font la queue pour remplir leurs bidons d’eau. Crédit photo : UNICEF


La semaine dernière, j’ai représenté le Groupe de la Banque mondiale lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies (a) consacrée à la riposte à la famine au Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen. Dans ces quatre pays, plus de 20 millions d’habitants sont victimes de la famine ou sous la menace de ce fléau dans les six prochains mois. D’où la nécessité d’agir d’urgence pour éviter que la situation ne se dégrade un peu plus.
 
Le Conseil de sécurité n’est a priori pas l’endroit où l’on s’attend à retrouver une institution de développement comme la Banque mondiale, surtout pour évoquer une crise humanitaire de ce type.
Concrètement cependant, la famine peut ralentir le développement par les atteintes durables qu’elle provoque sur le plan de la santé, des capacités d’apprentissage et des perspectives de gains des personnes touchées, surtout s’il s’agit d’enfants.
 
En outre, la prévention des conflits violents — l’une des causes directes de la famine dans ces pays — et la prise en compte des facteurs de fragilité sont au cœur des chantiers communs de l’ONU et de la Banque mondiale.
 
La réunion du Conseil de sécurité a permis d’approfondir notre engagement et de rechercher le soutien des pays membres afin de démultiplier nos interventions d’aide. Elle s’inscrivait dans la lignée de la réunion de haut-niveau sur la réponse à la famine (a) organisée pendant les Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, en avril dernier, et coprésidée par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Les deux organisations étaient alors convenues de mesures à prendre pour stopper la crise actuelle, affichant une tolérance zéro face à la réapparition des famines.
 
Dans ses remarques liminaires, la vice-secrétaire générale des Nations Unies, Amina Mohammed, a rappelé le nombre alarmant de personnes menacées par la famine. Dans certains pays, la situation s’aggrave et touche particulièrement les femmes et les enfants. L’aide humanitaire et l’aide au développement continuent certes de faire la différence sur le terrain, mais 60 % des besoins humanitaires ne sont toujours pas financés.

Les 5 conférences TED qui m’ont le plus inspiré

Jim Yong Kim's picture
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Jim Yong Kim, TED Talk


J’ai eu l’honneur au mois d’avril de donner une conférence TED à Vancouver, au Canada. Ces exposés ont pour objectif de susciter et diffuser des idées, et le thème de cette année, « The Future Us », invitait à nous interroger sur ce que nous réserve l’avenir. Pour préparer mon intervention, j’ai visionné d’autres conférences TED données par des collègues ou des anciens du Groupe de la Banque mondiale, des scientifiques, des écrivains, des économistes, des spécialistes des nouvelles technologies… Si j’ai trouvé chez chacun d’entre eux un éclairage précieux, voici les cinq qui m’ont particulièrement marqué...

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