Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Accélérer le développement des énergies propres dans un contexte de changement climatique rapide

Abhishek Bhaskar's picture
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© Climate Investment Funds (CIF)
© Climate Investment Funds (CIF)

S’agissant du changement climatique, on nous offre le luxe de choisir entre une approche pessimiste et une autre plus optimiste, et ce pour diverses raisons qui suscitent souvent beaucoup de débats. Quel que soit notre choix, il ne fait aucun doute qu’il est urgent et impératif d’agir.

Commençons par l’approche pessimiste.

Les défis auxquels nous confronte le changement climatique n’ont jamais été plus immédiats et plus réels qu’aujourd’hui. D’après de récentes prévisions publiées par le Met Office (service national de météorologie du Royaume-Uni), « sur les cinq prochaines années (2018-2022), la température moyenne du globe risque d’être supérieure de 1 °C, voire de 1,5 °C, aux niveaux préindustriels. Il existe également une faible probabilité (d’environ 10 %) qu’au moins une année sur cette période dépasse de plus de 1,5 °C les niveaux préindustriels (1850–1900), même s’il n’est pas prévu que ce soit cette année. C’est la première fois que des valeurs aussi élevées ont été annoncées dans ces prévisions ».

Droits fonciers : mieux mesurer les inégalités hommes-femmes pour les combattre

M. Mercedes Stickler's picture
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Une femme présente son titre foncier en Zambie. © Jeremy Green


La sécurisation des titres de propriété est, de l’avis général, un moyen de lutter contre la pauvreté et, quand il s’agit des droits des femmes, de réduire les inégalités entre les sexes. Mais nous manquons d’éléments pour mieux cerner la situation et les interactions en jeu : dans quelle mesure les droits fonciers des femmes sont-ils protégés ou au contraire inexistants, et quel est l’impact précis de cette sécurité ou insécurité sur leur autonomisation ?

Ce constat vaut même pour l’Afrique, qui a pourtant fait l’objet de la plupart des études sur la question, faute de recherches suffisamment solides et nombreuses.

Je me heurte souvent à ce problème dans mes travaux de recherche mais aussi dans mon travail sur le terrain : en l’absence de données factuelles, il est difficile d’aider les populations locales à concevoir des programmes d’enregistrement des terres qui intègrent les femmes. Mon objectif ici est de dresser un état rapide de nos connaissances — et de nos lacunes — sur la situation foncière des femmes en Afrique, en espérant que cela incitera d’autres professionnels du développement à remédier à cette insuffisance de données.

Une nouvelle publication qui démystifie les technologies d’identification numérique

Luda Bujoreanu's picture
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Alors que plus de 1,1 milliard d’individus dans le monde ne possèdent pas de document officiel d’identité, on assiste aujourd’hui à la maturation rapide d’un grand nombre de technologies qui, du fait de leur coût de plus en plus abordable, pourraient permettre aux pays de sauter l’étape des « papiers » d’identité pour accéder directement à l’ère du numérique. Mais cette profusion de solutions technologiques n’est pas sans inconvénient : il devient difficile de rester au fait de l’évolution des diverses technologies disponibles. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale vient de publier un nouveau rapport offrant un panorama des tendances actuelles et émergentes en matière d’identité numérique.

Face au foisonnement d’informations disponibles, le nouveau rapport dresse un tableau synthétique des technologies d’identification numérique, bien établies ou émergentes, pour permettre au lecteur de mieux comprendre leurs modalités de fonctionnement et d’identifier les choix les plus appropriés à chaque stade du processus. Les auteurs présentent aussi les principales difficultés que chaque technologie est en mesure ou non de résoudre, et les tendances essentielles à connaître.

Les systèmes hors-réseau fournissent de l’électricité à des millions de personnes

Riccardo Puliti's picture
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Imaginez une île, au large du Bangladesh, si isolée qu’un raccordement au réseau d’électricité n’est pas envisageable, ni maintenant ni probablement dans un avenir proche. C’était le cas à Manpura il y a encore quelques années.

Aujourd’hui, Manpura se développe, grâce à l’énergie solaire. Les marchés fourmillent d’activité, les habitants disposent de l’électricité pour faire fonctionner leurs téléviseurs, leurs ventilateurs et même leurs réfrigérateurs, et les rues sont éclairées la nuit. Dans les zones rurales du Bangladesh, les systèmes solaires domestiques ont permis de fournir de l’électricité à plus de 20 millions de personnes.

L’électricité solaire hors-réseau a tout simplement changé la vie des populations .

Forum sur la fragilité 2018 : prévenir et gérer les risques pour favoriser la paix et la stabilité

Franck Bousquet's picture
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© Caroline Gluck/Oxfam


Dans quelques jours la Banque mondiale accueillera un millier de personnes pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité. Décideurs publics de pays développés et en développement, acteurs de l’humanitaire, du développement, de la paix et de la sécurité, chercheurs et représentants du secteur privé : les participants au Forum se réuniront à Washington avec l’objectif d’accroître leur impact et leur efficacité collective dans les pays en proie à la fragilité, au conflit et à la violence.

Cette année, notre Forum sera consacré au rôle de la gestion des risques dans la promotion de la paix et de la stabilité. Un thème qui traduit une évolution stratégique dans la manière d’aborder la question des fragilités, des conflits et des violences, en mettant notamment la prévention au premier plan. Cette nouvelle approche est au cœur d’une étude conjointe de la Banque mondiale et des Nations Unies qui paraîtra très prochainement sous le titre Pathways for Peace: Inclusive Approaches to Preventing Violent Conflict. Ses auteurs appellent la communauté internationale à davantage miser sur la prévention pour instaurer la paix, en insistant sur l’importance d’une identification précoce des risques et d’une coopération étroite avec les autorités nationales pour améliorer les réponses apportées aux menaces et renforcer l’inclusion.

Printemps arabe : des processus inachevés

Juliana J Biondo's picture
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Helen Zughaib, The Places They Will Go, 2015-2016, dimensions variable, individual children’s shoes, painted in acrylic gouache on adhesive photo installation. © Helen Zughaib
Oh, The Places They Will Go, 2015-2016, chaussures d’enfant dépareillées, peintes à la peinture acrylique, sur un support photo adhésif. © Helen Zughaib 


Chacune est différente. Ici, un liseré rose avec un assortiment de pois orange, fuchsia et opaline. À côté, des rayures rouge et orange, avec des bordures turquoise. Plus loin, des damiers violet, bleu et rouge, avec une pointe de lavande. En tout, ce sont 22 baskets en toile pour enfant, peintes à la main par l’artiste Helen Zughaib. Cette œuvre, baptisée Oh, The Places They Will Go, faisait partie d’une exposition monographique présentée au siège de la Banque mondiale, à Washington, du 28 janvier au 16 février 2018, et intitulée The Arab Spring – Unfinished Journeys. Une manifestation née de la collaboration entre le Programme artistique de la Banque mondiale, qui organise des expositions nationales et internationales régulières pour mettre en lumière les grands enjeux du développement, et le vice-président régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Hafez Ghanem.

L’exposition The Arab Spring – Unfinished Journeys trace un trait d’union important entre la crise des réfugiés et des déplacés qui s’aggrave chaque jour un peu plus et les efforts continus de la Banque mondiale pour soutenir la reconstruction et le redressement et remédier aux causes profondes des conflits et des violences — de la création de nouveaux dispositifs de financement destinés à la Jordanie et au Liban à la mise en place de programmes de transferts monétaires au Yémen pour permettre aux populations de s’alimenter.

Un appel lancé depuis le Sénégal : il faut investir dans le capital humain et la protection de la planète

Jim Yong Kim's picture
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Au début du mois de février, le Sénégal a été au premier plan de deux combats essentiels pour la communauté internationale : la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de la qualité de l’éducation dans un monde en pleine mutation.

Le président de la République française Emmanuel Macron et son homologue sénégalais Macky Sall ont coprésidé la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), qui s’est tenue à Dakar le 2 février. Le GPE est une plateforme de financement qui a pour mission d’aider les pays à faible revenu à non seulement accroître le nombre d’enfants scolarisés mais aussi à faire en sorte qu’ils maîtrisent les apprentissages requis.

Cette conférence a permis aux dirigeants africains et à leurs partenaires de faire connaître leur détermination à fournir une éducation qui prépare les enfants à l’économie de demain et favorise les progrès socioéconomiques.

Cryptomonnaies et technologie blockchain : de nouvelles armes contre la corruption

Enrique Aldaz-Carroll's picture
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© Pixbaby/Creative Commons
© Pixbaby/Creative Commons


La technologie des chaînes de blocs (ou blockchain) et les cryptomonnaies de type bitcoin pourraient révolutionner les méthodes de paiement et les rapports commerciaux. Elles offrent également des perspectives très prometteuses pour lutter contre la corruption.

Les avancées technologiques ont le potentiel d’accroître considérablement la responsabilité et la transparence des dépenses publiques et d’endiguer ainsi la corruption. Quand un gouvernement décide par exemple de construire une route, il est désormais en mesure de suivre le moindre dollar dépensé, d’identifier ceux qui utilisent les fonds et de veiller à ce que seules les personnes autorisées à dépenser cet argent le font dans les délais convenus et en fonction des objectifs initialement prévus. Les enquêtes pour fraude et corruption, qui durent aujourd’hui en moyenne 15 mois (a), pourraient être bouclées par la simple activation d’une touche sur un clavier et à un coût très inférieur. Surtout, ce type de suivi dissuaderait toute velléité de corrompre un fonctionnaire, sachant que les pots-de-vin représentent aujourd’hui entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars par an, soit environ 2 % du PIB mondial (a). Autant de gains qui amélioreraient les effets des actions de développement. Il suffirait, pour cela, d’adopter une cryptomonnaie et de faire appel à un logiciel de blockchain.

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
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Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Quand l’éducation par le divertissement change notre conception du développement

Arianna Legovini's picture
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Améliorer le bien-être de tous ne se résume pas à proposer des services. Cela suppose aussi que chacun s’investisse activement au développement, en exigeant des services et des produits utiles au quotidien et en adoptant des réflexes propres à améliorer son existence. La prévention en matière de santé en est une bonne illustration.

En 2009, dans le cadre de notre atelier sur l’évaluation des résultats obtenus dans la lutte contre le sida organisé en Afrique du Sud, dans la ville du Cap, j’ai suivi l’intervention de Nancy Padian. Cette chercheuse en médecine au Women’s Global Health Imperative (a) a passé au crible les conclusions d’essais randomisés contrôlés testant l’efficacité des campagnes de prévention du VIH.

L’étude (a) présentée expliquait qu’une trentaine de ces campagnes avaient échoué à modifier le comportement sexuel et à faire baisser l’incidence du VIH.
Ce travail nous a donné à réfléchir : il faisait ressortir l’inefficacité de campagnes de communication qui ne parvenaient ni à changer les comportements ni à enrayer l’épidémie du VIH.
Un examen plus approfondi a mis en évidence une communication privée de trames narratives inspirantes et reposant sur des supports désuets et sans intérêt (panneaux d’affichage, dépliants, etc.).

Nous nous sommes alors posé la question de savoir si nous pouvions faire autrement.

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