Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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La santé pour tous, une condition indispensable pour mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030

Tim Evans's picture


Chacun doit pouvoir bénéficier de services de santé de qualité, sans risquer de plonger  dans des difficultés financières. Cette conviction, simple mais puissante,  souligne la nécessité d’une couverture sanitaire universelle, désormais inscrite dans les engagements pris au titre des Objectifs de développement durable (ODD).
 
Pourtant, le rapport de suivi que publient aujourd’hui la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé, Tracking Universal Health Coverage: 2017 Global Monitoring Report, donne un sérieux coup de semonce, dont nous ferions bien de tenir compte si nous voulons réellement atteindre cet objectif à l’horizon 2030… 

Avec l’aquaculture, nous pouvons réinventer notre système alimentaire et débrider le capital humain

Robert Jones's picture
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Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones
Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones


Et si nous pouvions réinventer le système alimentaire mondial et faire en sorte que les produits locaux, plus durables, nourrissants et diversifiés deviennent la norme et non plus l’exception ?  

Cette idée peut sembler irréaliste, mais, avec 9 milliards d’êtres humains sur la Terre en 2050 et un enfant sur trois souffrant d’un retard de croissance à cause de la malnutrition en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, c’est désormais une nécessité. Aujourd’hui, une personne sur trois ne mange pas à sa faim et le gaspillage alimentaire bat des records dans le monde.​

Selon les experts, pour que chacun ait de quoi se nourrir à l’horizon 2050, il faudra doper la production alimentaire mondiale (et réduire le gaspillage).​ D’après certaines estimations, si nous ne renonçons pas à des pratiques agricoles intenables et à des subventions mal ciblées, nos sols ne seront plus productifs au-delà des 60 prochaines années. En outre, les terres arables et l’eau douce ne sont pas elles non plus disponibles en quantité illimitée. 

Un tableau alarmant qui incite à se tourner vers d’autres sources d’aliments, et notamment vers la production alimentaire en milieu aquatique, qui, elle, est en pleine expansion : en Asie du Sud et Afrique subsaharienne, les deux régions les plus pauvres de la planète, l’aquaculture (soit, pour l'essentiel, l'élevage de poissons) progresse au rythme de 10 % par an depuis dix ans.

Coaching pour les entrepreneurs : ce qui marche et ce qui ne marche pas

Raj Nandy's picture
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The Caribbean CIC Team after the Workshop kick-off. © Elaine Tinsley
© Elaine Tinsley

Les start-up des pays émergents peinent à accéder à des programmes de mentorat, et se retrouvent, de ce fait, désavantagées. Pour remédier à cette difficulté, le Programme sur les technologies climatiques d’infoDev (a) vient de lancer deux projets pilotes de mentorat, en partenariat avec ses Centres d’innovation climatique au Ghana (a) et aux Caraïbes (a).

L’entreprise est un puissant vecteur de changement. Elle stimule la création d’emplois et la croissance économique. Dans les pays développés, les entrepreneurs technologiques sollicitent souvent un mentor pour se perfectionner auprès d’un pair chevronné, résoudre des problèmes qu’ils maîtrisent mal et manœuvrer dans des situations délicates. Dans les pays émergents, les programmes et réseaux de soutien aux entreprises sont moins institutionnalisés, les mentors de qualité plus rares, et les créateurs d’entreprise moins familiers de ce type de relation et de service.

Un projet qui redonne le sourire aux petits réfugiés syriens d’Istanbul

Qiyang Xu's picture
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© Banque mondiale

Rien n’est plus gratifiant que de faire sourire un enfant. Tout particulièrement s’il a connu la guerre.
 
La photo d’Aylan Kurdi, petit Syrien de trois ans échoué sur une plage de Turquie, a fait le tour du Net. Elle nous a sidérées et nous a poussées à agir. Parce que cet enfant n’avait pas eu la chance d’atteindre vivant des terres plus clémentes, nous avons décidé d’aider les jeunes réfugiés à s’adapter à une nouvelle vie.
 
C’est dans cet esprit que nous nous sommes associées à l’organisation turque à but non lucratif Small Projects Istanbul (SPI) (a), dans le cadre du Fonds d’innovation pour la jeunesse de la Banque mondiale (YIF). Nous allions aider des enfants syriens à trouver un peu de bonheur et de joie en Turquie, après avoir quitté leur pays déchiré par la guerre.
 
Le Fonds YIF offre la possibilité à de jeunes employés du Groupe de la Banque mondiale de penser, réaliser et évaluer des projets axés sur l’innovation, l’efficacité et l’impact sur le développement. Notre idée était d’entreprendre un programme d’initiation à la langue turque, de parrainage et de soutien psychologique. Il s’agissait d’accompagner une vingtaine d’enfants exilés pour qu’ils puissent s’intégrer dans la société turque, développer une confiance en soi et avoir accès à l’éducation.
 
Notre proposition a été sélectionnée à l’issue d’un concours de projets. C’est ainsi que l’aventure a commencé...

Grâce au sport, un champion de lutte syrien vient en aide à de jeunes réfugiés

Lina Zdruli's picture
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Amir Awaad rêvait d’or. Ce champion de lutte syrien sacré à 18 reprises s’était entraîné toute sa vie pour représenter son pays aux Jeux olympiques. Son rêve s’est envolé quand il a dû lutter hors de l’arène, pour sa vie. Un an après le déclenchement de la guerre en Syrie, il a fui en Égypte avec son épouse et ses trois enfants en bas âge. Ils sont désormais installés à Alexandrie, où Amir a fondé l’Académie syrienne du sport en 2016. Cette structure, qui réunit des jeunes réfugiés et des demandeurs d’asile de 12 pays différents, leur apporte un soutien psychosocial afin qu’ils surmontent les traumatismes qu’ils ont subis dans leur pays. Sa méthode ? Une formation intense et proactive aux sports de contact et de ballon.

Réglementons et taxons la cigarette électronique

Patricio V. Marquez's picture
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Image reproduite avec l’aimable autorisation de Pixabay (a), sous licence Creative Commons.


La réglementation de la consommation de tabac par l’application d’un droit d’accise et l’interdiction de fumer dans des lieux publics, de vendre ou de présenter des produits du tabac aux mineurs sont des dispositifs désormais largement acceptés pour prévenir les effets nocifs du tabagisme sur la santé.

Aux États-Unis, la décision de la cour fédérale de grande instance qui ordonne aux quatre plus grands cigarettiers américains de procéder à des « déclarations rectificatives » au moyen de spots télévisés et de pleines pages de publicité dans la presse pour informer le public des dangers de la cigarette, y compris les cigarettes dites légères et à faible teneur en goudron, est entrée en vigueur le 26 novembre 2017. Cette décision vient confirmer des faits avérés sur la base d’études concordantes depuis plus d’un demi-siècle (a), à savoir que l’élaboration et la composition d’une cigarette qui garantissent l’inhalation optimale de la nicotine entraînent une dépendance, une dégradation de la santé, une mortalité et une invalidité précoces chez les fumeurs passifs ou actifs.

En outre, la récente décision du Vatican d’interdire la vente en détaxe de cigarettes révèle combien la société a changé de regard sur la consommation de tabac : un État souverain est désormais disposé à se priver de recettes issues de produits indéniablement nocifs pour la santé.

Luttons contre la fracture numérique de la géolocalisation

Anna Wellenstein's picture
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Un navigateur GPS dans un taxi en Corée du Sud. © Nicolas Nova via Flickr Creative Commons


GPS, cartes affichant la circulation en temps réel, prévisions météo précises, Uber, voitures sans chauffeur… Les données de géolocalisation sont aujourd’hui omniprésentes dans le monde entier. La situation est inédite, mais tout cela serait impossible sans l’appui des pouvoirs publics.

Les données géoréférencées existent depuis des siècles. On les trouve, par exemple, sur les plans de rues et les cartes topographiques. Ce qui est différent, c’est la vitesse de collecte des nouvelles informations et la sophistication des logiciels qui les analysent, et cela grâce aux progrès technologiques.

Depuis une vingtaine d’années, les informations qui, jusque dans les années 80 et 90, relevaient de la sphère du gouvernement, de l’armée et de certaines entreprises privées sont aujourd’hui utilisées par le plus grand nombre. Avec le développement des technologies et communications mobiles, les smartphones ont démocratisé la cartographie et donné à tout un chacun accès aux données de géolocalisation.

Matières premières : la Banque mondiale constate une hausse des prix de l’énergie et une baisse des cours des engrais en novembre

John Baffes's picture
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Les prix des matières premières énergétiques ont augmenté de 8 % en novembre, signant leur cinquième mois consécutif de hausse. Cette progression découle en grande partie de l’augmentation de 9 % des cours du pétrole.

Les prix agricoles ont enregistré en revanche une hausse négligeable, le léger déclin des cours des boissons (-1 %) ayant été compensé par une augmentation du même ordre des prix des produits alimentaires. Les prix des engrais ont reculé de 3 %, sous l’effet d’une baisse de 6 % des cours de l’urée.

Les prix des métaux et minéraux sont globalement restés stables, le renchérissement du nickel et du fer compensant la baisse des cours du plomb et de l’aluminium. Les prix des métaux précieux ont quant à eux enregistré une légère hausse.

Pour en savoir plus l’évolution des prix des principaux groupes de matières premières, consultez le rapport mensuel publié par la Banque mondiale : Pink Sheet (a). 

12 champs d’action pour s’engager vers un monde climato-intelligent

Donna Barne's picture
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Pêcheurs dans le quartier de Jamestown à Accra (Ghana), 11 octobre 2015.
Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale


Il y a deux ans, plus de 180 pays se réunissaient à Paris pour l’adoption d’un accord historique sur la lutte contre le changement climatique. Porteur d’espoir pour beaucoup, cet accord venait consacrer la volonté de limiter la hausse de la température mondiale en dessous du seuil des 2 °C et de placer le monde sur une trajectoire plus durable.

Le 12 décembre 2017, à l’occasion du One Planet Summit, des chefs d’État et autres dirigeants du monde entier se rassembleront de nouveau dans la capitale française pour réaffirmer leurs engagements et se donner concrètement les moyens de les tenir.

Car le temps presse : les températures mondiales ont déjà augmenté de plus de 1 °C depuis l’époque préindustrielle, et les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) n’ont jamais été aussi élevées depuis 800 000 ans — après trois années de stagnation, les émissions mondiales de carbone sont reparties à la hausse en 2017.

Cette année a été marquée par des tempêtes et des inondations d’une violence inédite, qui ont emporté des vies, dévasté des communautés et détruit des infrastructures des Caraïbes au Pacifique Sud, en passant par l’Afrique et l’Asie du Sud. Ces phénomènes météorologiques, de même que les épisodes de sécheresse, l’élévation du niveau de la mer et les autres conséquences du changement climatique, risquent de faire plonger 100 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté d’ici à 2030.

Misons sur des villes résilientes

Carina Lakovits's picture
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1er juillet 2017, dans la province du Jiangxi, dans l’est de la Chine : la ville de Jiujiang a subi de fortes précipitations.
L’eau a envahi de nombreux quartiers, submergé les véhicules, et les habitants se sont risqués sur des routes inondées. 

Crédit photo : humphery / Shutterstock.com

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la population mondiale est plus urbaine (a) que rurale. Même si les villes offrent la promesse d’un avenir meilleur, beaucoup ne parviennent pas répondre aux attentes. Trop souvent, elles n’ont pas les ressources pour fournir à leurs habitants ne serait-ce que les services les plus essentiels. Et, sur l’ensemble de la planète, elles n’offrent pas une protection suffisante contre les catastrophes naturelles ou les effets du changement climatique.

Nombre de ces problèmes sont imputables au manque d’infrastructures adaptées, résistantes aux inondations, à la montée des eaux, aux glissements de terrain ou aux séismes. La plupart des villes ont besoin de dispositifs anti-crues plus efficaces, de logements mieux construits et d’une meilleure planification territoriale . Mais même quand elles savent comment devenir plus résilientes, elles n’ont généralement pas accès aux financements nécessaires.

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