Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Déficit d’infrastructures dans les pays émergents : mieux localiser les opportunités d’investissement

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Les estimations du volume de financement qui permettrait de remédier au déficit infrastructurel dans les pays émergents sont entre près de 500 millions de dollars et plus de 1 000 milliards de dollars par an sur la prochaine décennie. Cette fourchette reflète l’écart entre le niveau d’infrastructure jugé nécessaire pour une croissance durable dans ces économies et le niveau réel de ces investissements.
 
Les obstacles à surmonter sont considérables, et les ressources financières peu abondantes. Le financement existant provient à plus de 70 % des budgets publics nationaux. La deuxième source la plus importante est le secteur privé (environ 20 %). Le reste est apporté par l’aide internationale au développement ou du monde développé[1]. Étant donné les restrictions budgétaires actuelles, tant dans les pays développés que dans ceux en développement, il est probable que tout accroissement du financement passera par une intensification des partenariats avec le secteur privé et par une plus large contribution financière de ce dernier.

 

Semaine du climat : ne perdons pas de vue l’essentiel

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Composition photo: Curt Carnemark /Arne Hoel / La Banque mondiale.

Alors que se déroule à New York la Semaine du climat (a), le moment est propice à quelques rappels de faits récents.
 
La planète a encore battu des records de températures : selon la NASA (a), le mois d’août dernier a été le plus chaud de l’histoire. Et ce n’est pas tout : juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré. Nous ne sommes pas face à une anomalie : 15 des 16 années les plus chaudes depuis 1880 ont été enregistrées au cours de notre siècle.
 

Et si… nous pouvions aider les villes à mieux planifier un avenir décarboné ?

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Outil CURB Action climatique pour un développement urbain durable

Si le changement climatique était un puzzle, les villes seraient une pièce centrale du jeu. Ce constat a été corroboré par plus de 100 pays qui, dans leurs plans nationaux d’action climatique (les fameux engagements de contributions nationales ou INDC) soumis à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 2015, ont fait des villes un pilier majeur de leurs stratégies de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES).

Depuis la signature de l’accord de Paris, ils s’emploient à passer à la vitesse supérieure afin de traduire en mesures concrètes ces plans d’action. Dans ce contexte, on peut imaginer combien il serait utile de disposer d’une solution efficace et rentable qui aide les villes du monde entier, dans les pays développés comme dans les pays en développement, à s’engager sur une trajectoire de croissance sobre en carbone.

L’Afrique en première ligne dans la quête d’une économie bleue durable

Jamal Saghir's picture
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Maurice © Manoj Nawoor

Les pays côtiers africains et les Petits États insulaires en développement (PEID) s’appuient fortement sur la pêche et les emplois associés, mais ces moyens de subsistance sont tous menacés par le déclin des stocks halieutiques. L’érosion du littoral et la perte d’habitat côtier ont eu des effets néfastes sur les communautés pauvres du littoral, les plus vulnérables au changement climatique alors qu’elles ont si peu contribué au dérèglement du climat. Le nombre de tempêtes, d’inondations et de périodes de sécheresse n’a jamais été aussi élevé dans le passé.
 
Dans de nombreux pays africains, l’économie bleue représente un quart de la totalité des recettes et un tiers des revenus à l’exportation. Et plus la population côtière croît, plus la surpêche, la pêche illégale, la pollution et le développement non durable du tourisme dégradent la biodiversité marine et côtière, et creusent la pauvreté.
 
Aujourd’hui, cependant, dans la foulée de mon voyage à Maurice—merveilleuse nation insulaire qui a vu 11 pour cent de son littoral s’évaporer ces dernières décennies à cause d’une érosion sévère—, je veux vous dire pourquoi je reste optimiste. Pourquoi j’ai une lueur d’espoir.

Comment permettre aux populations déracinées d’accéder à l’énergie ?

Liliana Elisabeta Benitez's picture
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 Département d’État des États-Unis
Vue aérienne du camp de réfugiés d’Al Zaatari, en Jordanie. Photo : Département d’État des États-Unis

« Tu laisseras tout ce que tu aimes le plus chèrement ; et c’est la flèche que l’arc de l’exil décoche pour commencer », écrivait Dante dans La Divine Comédie.
 

Djibouti, point de convergence entre déplacements forcés et migrations

Varalakshmi Vemuru's picture
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À la veille de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la gestion des flux massifs de réfugiés et de migrants, je voudrais apporter un témoignage de ce qui se passe sur le terrain. En l’occurrence à Djibouti. Dans le cadre des préparatifs d’un projet de développement (a) visant à faire face aux conséquences des déplacements de population, je me suis rendue dans le camp d’Ali-Addeh. Situé dans la région d’Ali-Sabieh, ce camp accueille depuis plus de 20 ans des réfugiés, somaliens pour la plupart. J’ai ensuite visité la ville d’Obock, destination de nombreux migrants de la Corne de l’Afrique, ainsi que le camp de Markazi où affluent des Yéménites depuis la crise de 2015.

Ce passage par le camp d’Ali-Addeh nous a fait toucher du doigt deux réalités frappantes. Premièrement, les épisodes de sécheresse à répétition ont entraîné une érosion du cheptel détenu par les communautés pastorales d’accueil, qui se retrouvent ainsi dans une situation de vulnérabilité et de dénuement pire que celle des réfugiés du camp. Une femme réfugiée nous a d’ailleurs affirmé, tandis qu’elle ramassait du bois, que ces populations locales avaient besoin d’une aide d’urgence pour assurer leur développement
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM, à Obock (photo : Benjamin Burckhart)
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM,
à Obock (photo : Benjamin Burckhart)

Deuxièmement, et ce constat concerne les populations réfugiées comme les communautés hôtes, nous avons été frappés par l’absence quasi totale des jeunes de 16 à 30 ans des deux sexes. En discutant avec les uns et les autres, nous avons compris que faute de débouchés suffisants sur place, cette jeunesse préfère partir vers la capitale en quête de petits boulots informels et mal payés. Bon nombre d’entre eux viennent s’échouer dans le quartier de Balbala, un bidonville aux portes de Djibouti. Sans moyens et sans véritables compétences, ils sont encore plus vulnérables qu’avant. Certains ont bien entendu poussé jusqu’à Obock pour chercher à s’expatrier au Moyen-Orient et en Europe.

Arrivés dans cette ville, nous avons été confrontés à une autre réalité, tout aussi brutale, mais qui concerne cette fois-ci l’ensemble de la Corne de l’Afrique : en 2015, pratiquement 100 000 personnes venues de différents pays de la région ou ayant transité par des camps de réfugiés ont risqué leur vie dans des conditions particulièrement difficiles, menacées par une déshydratation mortelle, pour atteindre d’Obock. Car cette ville du littoral est considérée comme la porte d’entrée vers le Moyen-Orient, à commencer par le pays le plus proche : le Yémen.

Préparer ses vieux jours : comment développer les systèmes de retraite

Gloria M. Grandolini's picture
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Un jeune enfant dans les bras de son grand-père

Alors que d’aucuns s’emploient activement à retarder les effets de l’âge, le vieillissement démographique est un phénomène inévitable, prévisible et auquel les États peuvent se préparer.
Au fur et à mesure que les pays en développement s’enrichiront, leurs habitants vivront plus longtemps et, espérons-le, en meilleure santé.
 

Pourquoi il faut évaluer les compétences en lecture à un âge précoce

Harry A. Patrinos's picture
Écolier au Malawi.
Écolier au Malawi.


Il faut savoir lire pour travailler, mais aussi communiquer, suivre des indications, prendre des médicaments... Or, un adulte sur sept dans le monde est analphabète, plus de 250 millions d’enfants en âge d’aller à l’école ne savent pas lire et près de 57 millions d’enfants ne sont pas scolarisés.

La prestation du service de l’eau et de l’assainissement au Niger : défis et résultats

Taibou Adamou Maiga's picture


Le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde avec une incidence de la pauvreté qui s’élevait à 44,5 % en 2014. Le pays rencontre plusieurs défis dans l’atteinte des objectifs nationaux (Programme sectoriel Eau Hygiène et Assainissement – PROSEHA) et internationaux (Objectifs de développement durable ou ODD) pour accroitre l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, particulièrement en milieu rural où l’accès à l’eau potable est seulement de 44,2 % et 7 % pour l’assainissement (source : MHA 2015).

Pour surmonter ces défis tout en assurant la satisfaction d’une demande croissante ou de l’extension du service, le gouvernement a commencé à étudier les options qui apportent le savoir-faire du secteur privé. Cela a conduit à la disposition d’un secteur privé local en pleine croissance pour la prestation du service d’eau et d’assainissement au Niger.

 Durant les dernières cinq années, la Banque mondiale a appuyé les efforts visant à collaborer avec les intervenants du secteur pour favoriser la participation du secteur privé local dans la gestion des systèmes d’alimentation en eau potable (AEP) ruraux. Cet appui s’est traduit par l'élaboration d'un cadre réglementaire et juridique et des activités de renforcement des capacités. La coordination entre les parties prenantes était facilitée par la tenue des réunions du cadre de concertation tous les deux mois et la revue annuelle du secteur.
 

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