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L’avenir est aux gouvernements ouverts

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Transparence, participation citoyenne et collaboration : le Groupe de la Banque mondiale fait de ces trois piliers d’un gouvernement plus ouvert et plus centré sur les citoyens des priorités stratégiques pour ses travaux sur la gouvernance, car ils offrent des solutions concrètes pour promouvoir une prospérité partagée. Après avoir considérablement amélioré l’accès aux informations sur son propre travail, la Banque cherche désormais à faire profiter ses clients de cette dynamique et, ce faisant, à rendre le processus de développement plus inclusif.
 

Les équipes du pôle Gouvernance de la Banque mondiale se réjouissent à l’idée d’exploiter le potentiel que recèle cette ouverture sur le plan de la gouvernance et du développement, sans pour autant négliger le fait que la valeur intrinsèque de cette ouverture est loin d’être encore pleinement concrétisée. C’est la raison pour laquelle, au sein de ce pôle d’expertise, nous nous employons actuellement à repenser les modalités de soutien au principe de la démocratie participative, afin que les engagements du Groupe de la Banque mondiale en faveur de l’ouverture se traduisent en améliorations concrètes au niveau des services rendus, de la participation citoyenne et des résultats du développement.

En juin, nous avons parrainé une série de manifestations stratégiques pour réfléchir au devenir du principe du gouvernement ouvert, au sein de la Banque mondiale et au-delà. Les discussions ont été l’occasion de revenir sur les défis et les enseignements tirés de la stratégie de la Banque mondiale dans ce domaine. Elles ont également permis au personnel de la Banque et à ses partenaires d’échanger sur la manière d’intégrer plus systématiquement le principe du gouvernement ouvert dans ses opérations. Aujourd’hui, nous œuvrons pour que ces conversations débouchent sur une évolution durable de l’appui de la Banque mondiale à ses clients.

En créant un « Pôle mondial d’expertise en gouvernance », la Banque mondiale se donne les moyens d’adopter une approche plus stratégique et plus intégrée de la gouvernance, et de faire systématiquement appel au principe de l’ouverture au moment de répondre aux besoins et aux demandes des pays en développement. Ce qui a donné lieu à la constitution d’un « Groupe pour des solutions globales », censé rassembler idées, expertises et connaissances pour aider au mieux les clients de la Banque mondiale à affronter les défis complexes et multiformes qu’ils rencontrent pour gouverner dans un environnement plus ouvert.

Ce regroupement modifie radicalement la manière dont la Banque mondiale soutient et promeut un gouvernement participatif, selon trois axes :
 
1.    Offrir des écosystèmes de collaboration et proposer des solutions intégrées. À travers ce dispositif, le pôle Gouvernance favorisera une approche plus cohésive et proactive du gouvernement ouvert, afin d’aligner les priorités et d’exploiter les connaissances et les expertises des uns et des autres dans le but de mieux identifier les solutions efficaces, les modalités de mise en œuvre et les options transposables. Cette dynamique de collaboration concerne le personnel de la Banque mondiale ainsi que les acteurs extérieurs, comme l’Open Government Partnership (OGP), l’initiative Making All Voices Count, etc.

2.    Ancrer le principe du gouvernement ouvert dans les opérations régionales et sectorielles de la Banque mondiale. La Banque mondiale emploie un personnel et des ressources dédiés à la généralisation de ce principe dans ses stratégies-pays et ses portefeuilles de projets. Elle dispose donc de moyens plus efficaces pour aider les gouvernements à négocier un environnement plus ouvert et à gouverner dans ces nouvelles conditions. Cela implique de mieux exploiter ses instruments de financement (comme les instruments de prêt à l’investissement) pour étayer les engagements et les réformes allant dans le sens de l’ouverture participative.

3.    Mesurer et prouver la valeur concrète de l’ouverture pour favoriser le développement. Le pôle Gouvernance s’efforce actuellement d’étoffer la base de données sur la question dans les pays en développement, à travers des travaux de recherche coordonnés qui s’appuient sur des outils de diagnostic, des références internationales et des méthodes d’évaluation permettant de mieux apprécier les avancées et de mesurer l’impact dans différents secteurs.
 
Cette nouvelle philosophie permet de faire du principe de gouvernement ouvert une priorité centrale dans les initiatives visant à améliorer les résultats du développement, au sein de la Banque mondiale comme chez nos partenaires et nos clients. Dans ce contexte, le pôle Gouvernance a déjà mené des opérations dans plusieurs pays, dont le Maroc, les Philippines, la Tanzanie et la Tunisie. À l’échelle mondiale, il compte à présent 161 projets et produits qui entretiennent des liens directs avec les engagements de l’OGP.

À terme, nous entendons bien créer et conforter des alliances entre partenaires internes et externes afin de garantir que cette approche « ouverte » de la gouvernance ne soit plus abordée séparément mais devienne un élément ayant toute sa place dans les théories et les pratiques relatives à la gouvernance dans l’ensemble de la communauté du développement. Cette approche doit reposer sur des données probantes et des demandes concrètes et viser systématiquement l’obtention de résultats.
 

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Les gouvernements plus ouverts sont des gouvernements en mesure de dépenser plus et mieux #goodgov

Découvrez comment la Banque mondiale soutient et prône le principe du gouvernement ouvert. #goodgov

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