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Les compétences numériques ouvrent un monde d'opportunités pour les jeunes

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Apporter aux jeunes les enseignements et les compétences dont ils auront besoin reste un grand défi mondial. D’abord, parce que plus de 260 millions d’enfants et d’adolescents dans le monde sont encore privés d’école. Et, pire encore, parce que près de 60 % des élèves du primaire dans les pays en développement ne parviennent pas à atteindre le seuil minimal de compétences devant être acquises. Ce défi est aujourd’hui d’autant plus complexe que les nouvelles technologies modifient rapidement les compétences nécessaires pour être compétitif sur le marché de l’emploi et accéder aux débouchés disponibles. Cet enjeu est au cœur de la prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale consacré aux mutations de la nature du travail. Dans les régions du monde qui, comme l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne, sont constituées en majorité d’une population jeune, cet enjeu impose d’accorder à l’enseignement des compétences numériques une place de premier plan.
 
On célèbre le 12 août la Journée internationale de la jeunesse. Le thème de cette année met en avant la nécessité d’offrir aux jeunes des « espaces sécurisés » grâce auxquels ils peuvent contribuer à la liberté d’expression, au respect mutuel et au dialogue constructif. Il s’agit d’espaces physiques, mais aussi civiques, publics et numériques. Cette dernière dimension m’intéresse tout particulièrement : non pas par déformation professionnelle — je travaille comme spécialiste de la communication numérique à la Banque mondiale — mais parce que je suis convaincue que l’avenir du travail se confondra avec la technologie.
 
On assiste de fait depuis quelques années à l’émergence de nombreuses initiatives visant à aider les jeunes à acquérir des compétences technologiques et à intégrer l’économie numérique mondiale.
 
En 2017, le Groupe de la Banque mondiale a par exemple lancé le programme XL Africa afin de soutenir les entrepreneurs numériques les plus prometteurs. Sur les plus de 900 entreprises ayant postulé au programme, 20 start-up ont été retenues et ont pu bénéficier de capitaux d’un montant compris entre 250 000 et 1,5 million de dollars. Ce projet a permis l’essor de sociétés comme Pesabazaar (a), Edgepoint Digital (a) et Asoko Insight (a), qui sont désormais en mesure de servir un grand nombre de personnes, dans les secteurs des fintech, de l’assurance santé, des données et des services. Parmi les entreprises qui facilitent la création d’emplois sur des plateformes de travail numérique, on peut citer Andela, qui a formé 20 000 développeurs en Afrique.
 
Dans la province pakistanaise de Khyber Pakhtunkgwa, la Banque mondiale organise depuis 2014 un sommet annuel sur la jeunesse numérique (a). L’objectif est d’éduquer et inspirer la future génération d’innovateurs dans cette région en proie aux conflits, où 50 % de la population a 30 ans ou moins. Cette initiative s’inscrit dans un programme provincial qui ambitionne de créer 75 000 emplois dans le secteur des nouvelles technologies, et plus largement dans le cadre de la stratégie nationale pour le numérique.
 
Il y a quelques mois, la conférence sur « les jeunes, la technologie et la finance », organisée par le Groupe de la Banque mondiale en partenariat avec l’Algérie, visait à mettre en lumière le potentiel d’innovation de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. En montrant comment des entreprises comme souq.com (a) et Careem (a) sont parvenues à exploiter les technologies de rupture, il s’agissait de discuter des stratégies qui permettraient de transformer la créativité des jeunes de la région en un moteur de croissance.
 
Enfin, en Jamaïque, un pays où 30 % des jeunes sont au chômage, un projet financé par la Banque mondiale a formé 15 000 jeunes aux métiers du numérique et de l’animation (a).
 
Alors que le Rapport sur le développement dans le monde 2019 est en cours de finalisation, nous invitons les jeunes à répondre à cette question : comment les États, les villes, les entreprises et les populations se préparent-ils au travail de demain et au défi technologique ? Faites-nous part de votre expérience et gagnez peut-être la somme 5 000 dollars (a) !
 
Liens utiles : Les jeunes et la Banque mondiale

 

Commentaires

Soumis par Natacha de Torquemada le

En France nous sommes clairement à la traîne. Peu ou pas d'outils pédagogiques dans les écoles. le cas échéant professeur avec des techniques d'enseignements archaïques peu ou pas adaptées aux jeunes qui naissent quasi greffé à internet en bons usagers consommateurs. Il y a énormément de travail pour creer le web comme source de liens universels et non d'isolation humaine

Soumis par Souleymane ILLIASSOU Magagi le

Au Niger, le système éducatif est panne. Depuis fort longtemps.
Les élèves sont confiés à des enseignants non qualifiés (volontaires, contractuels, bénévoles,...). Au primaire, Il y a des maîtres qui n'ont même pas le bepc !
Le manque des matériels didactiques et pédagogiques entrave la transmission du savoir.
Quand on ajoute à tout cela les multiples grèves des élèves et des enseignants et l'extrême pauvreté des familles, on n'est pas étonnés des résultats catastrophiques aux examens scolaires.

Soumis par Severain le

Dans un monde en développement, il n'est pas facile aux Etats, villes et populations de faire face au travail de demain défini par la technologie. Tout d'abord, les populations et surtout la jeunesse n'ont pas les compétences requises pour embrasser cette nouvelle ère du monde d'emploi car dès leur bas-âge, ils n'ont pas eu la chance de s'imprégner des nouvelles technologies. Pour les entreprises, c'est difficile pour eux de recruter des jeunes qui n'ont pas du tout d'expérience en matière de technologie, et elles refusent de les recruter pour ensuite les former : cela a un coût élevé qu'elles ne peuvent pas supporter. Dans ce cas, l'évolution constante et rapide de la technologie et son intégration dans le monde du travail, a un impact négatif sur l'intégration des jeunes dans le monde professionnel.
Dans un pays comme le mien (Niger), la technologie n'occupe pas une place prépondérante dans les entreprises surtout dans le secteur privé ; mais on peut constater que petit à petit certaines d'entre elles commencent à acquérir les outils informatiques et c'est un grand défi pour les jeunes nigériens d'intégrer ce monde professionnel.

Soumis par HIDMARS FRANCIS LOUA le

L'arrivée rapide de l'industrialisation planétaire dans les pays puissants constituent a promouvoir un développement équitable et durable .Ainsi , cette politique de développement technologique reste un système primordial préoccupante par les États , les villes ,les entreprises et les populations comme un défi à relever pour bâtir un monde meilleur de Demain.
En effet , aujourd'hui , le vent de la contestation politique du Nord au sud ,de l'est en Ouest est devenu une cible favorable aux États développés d'innover et de maintenir l'industrie comme un moteur à l'échelle international des systèmes technologiques permettant à ces État ,villes ,entreprises et populations de préparer et garantie l'avenir du monde .
Sur le plan politique . l'État est fort , l'État est une entreprise ,l'État est commerçant ,l'État une machine économique ,alors , vue cette faculté que l'État perse , il est alors le soubassement et le pilier du développement technologique , tout part par l'État et tout revient par l'État cette analyse montre que l'État est responsable de sauver et d'épanouir la vie de ces populations sur toutes les formes, et nous pouvons citer ces États puissants .Les États-Unis ,les pays de l'Europe et D'Asie . Malgré les graves sinistres et des calamités naturelles , sa politique est toujours solide de résoudre les problèmes vitaux de sa population .
En outre , les entreprises ont devenues actuellement le poumon de l'employabilité .Ces entreprises contribuent de nos jours a l'avancement technologique de notre monde.
Les entreprises jouent un rôle important dans notre histoire de technologie mondiale avec l'arrivée de l'Internet qui vient en premier sommet comme le noyau de la science qui,transformant les entreprises comme des robots .
Pour relever les défits de notre monde 2019 .
Le travail que doive faire les entreprises est d'œuvrer au sein de leur institution un plateforme générique faisant la création d'emploi , informatiser et de passer à l'étape de la numérisation technologique .Cette activité pour ratons nous aidés d'ici 2019 de structurer un monde meilleur.
En revanche, les villes montrent de nos jours à un pays si cette ville peuve faire l'affaire des citoyens.
Il y'a des critères fondamentaux qui montre que les villes d'un État est largement propres et industrialisé. L'existence des bonnes ressources Humaines, l'implantation des capitaux , les renouvellements technologique , l'apport du machinisme ,l'existence du protectionnisme resterons comme l'hégémonie d'une ville qui, devenant la reine de la richesse et du développement .
Pour s'en convaincre ,les populations du monde sont des mères et pères pour notre développement.
Car on parlera pas de développement sans hommes et on parlera pas de sciences sans hommes , alors tout tourne au tour de l'homme .Ainsi l'homme demeurera le maître du monde et de la science .C'est dans cette perspective que l'apport de la population mondiale contribue au développement du monde .
Pour finir , le processus de préparation d'un monde de demain et meilleur est au creux de l'humanité par la réduction du chômage , la pauvreté les crises économique et politique et la lutte contre l'immigration ,Ainsi l'aide psychologique et morale de la futue génération et la consolidation de l'innovation industrielle et sectorielle seront à la basse du développement technologique et les défis a surmonter pour atténuation de la pauvreté et la lutte contre le réchauffement climatique.

Soumis par BESSALA MARC CEDRIC le

Au Cameroun on commençait encore a intégré les technologies de l'information et de la communication aux programmes éducatifs que ces technologies ont connu un développement exponentiel et un usage obligatoire. Faute de moyens les initiatives publiques et privées en vue de rattraper ce retard sont inopérantes quand elles sont existantes. Le grand retard qui ne cesse d'aggrandir les écarts entre populations du nord et du sud fait craindre à court terme une amplification du faussé numérique et à long terme l'exclusion de la plus grande proportion des habitants de la terre (les pauvres) de la révolution numérique.

Soumis par Diallo Aliou le

Dans mon pays les enfants souffrent énormément si je prend l'exemple à l'intérieur du pays les écoles sont rare et ils sont a une distance inestimable certains nom même Pas des enseignants et ce qui sont là-bas ne viens pas quotidiennement

Soumis par zek le

Vraiment c'est triste qu'aujourd'hui des enfants souffrent encore d'analphabétisme, faute d'infrastructures ou de personnels. Il faut que les Etats se réveillent et prennent les choses en mains. Il y'a toute une multitude d'aide à l'éducation de nos jours, des partenaires...

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