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Un nouveau centre consacré aux données pour améliorer la réponse mondiale aux déplacements forcés

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Vue aérienne d’un camp de réfugiés à Goma. © Vincent Tremeau / Banque mondiale


Alors que les efforts se poursuivent pour renforcer la réponse de la communauté internationale à la crise des déplacements forcés, le Groupe de la Banque mondiale et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’emploient à mettre en place un centre de données commun. Avec cette nouvelle initiative, il s’agit d’améliorer le soutien apporté aux populations déplacées (réfugiés, personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, apatrides, rapatriés et demandeurs d’asile), ainsi qu’aux communautés locales. Les deux organisations ont récemment convenu d’établir la nouvelle structure à Copenhague, conformément aux recommandations d’un comité de sélection indépendant, et grâce à une contribution généreuse du Danemark (a).

Mais pourquoi créer un nouveau centre de ce type alors que les données disponibles sont déjà nombreuses et que d’autres organisations sont déjà actives dans ce domaine ? De quelles informations parle-t-on exactement et à qui sont-elles destinées ?

Cette nouvelle initiative répond à la nécessité d’améliorer la collecte, l’analyse et la diffusion de micro-données socio-économiques anonymes (pour protéger la vie privée et empêcher l’identification des individus) sur les ménages concernés par les déplacements forcés : quels sont leurs revenus, leurs dépenses de consommation, leurs compétences, leurs activités économiques ou encore leur état de santé ? Ces informations pourtant essentielles sont encore trop lacunaires aujourd’hui, les réfugiés et les déplacés internes, mais aussi les populations qui les accueillent, étant généralement exclus des enquêtes auprès des ménages en raison de conditions d’accès difficiles voire risquées. Quelle est la prévalence de la pauvreté chez les réfugiés, par exemple ? Cette question est encore largement sans réponse, et n’a fait l’objet jusqu’ici que de travaux de recherche limités.
 
C’est précisément pour combler ces lacunes que le centre a été créé, dans le cadre plus large du projet de « Pacte mondial sur les réfugiés », qui vise à agir plus efficacement face au phénomène des déplacements forcés. Concrètement, le fait de disposer de micro-données en plus grande quantité et de meilleure qualité nous permettra notamment d’entreprendre des évaluations de la pauvreté et des analyses sur les niveaux de qualification ou l’insertion sur le marché du travail des populations concernées, ou encore de conduire des études sur l’évolution de leur situation. Soit autant de travaux fondamentaux pour éclairer la prise de décisions, remédier aux vulnérabilités socio-économiques et faire un usage plus efficace de ressources limitées.
 
Le Groupe de la Banque mondiale et le HCR ont progressivement resserré leur collaboration et enrichi leur expérience dans le domaine des données, en menant notamment des travaux d’analyse conjoints dans la Corne de l’Afrique, au Moyen-Orient et dans le bassin du lac Tchad. Une étude sur la Jordanie et le Liban, par exemple, s’est attachée à mesurer pour la première fois le niveau de pauvreté et de bien-être des réfugiés, et permis ainsi de mieux cibler l’aide.
 
Les deux organisations collaborent actuellement à l’amélioration de l’analyse des données produites par le système mondial d’enregistrement du HCR et à la gestion des enquêtes de la Banque auprès des ménages. Elles préparent la création d’une bibliothèque numérique pour l’acquisition, la documentation, le catalogage, la diffusion et la préservation des ensembles de données pertinents.
 
Le nouveau centre, qui s’inscrit dans la continuité de ces efforts, a pour but de compléter les travaux existants et de favoriser activement les partenariats et la coopération autour des quatre objectifs suivants :

  • assurer la collecte et l’analyse systématique des données démographiques et socioéconomiques ;
  • faciliter le libre accès aux données sur les déplacements forcés ;
  • promouvoir l’innovation pour améliorer les données sur les déplacements forcés ;
  • renforcer la pérennisation d’un système de collecte de données mondiales, en s’appuyant sur les travaux spécialisés accomplis par la Commission de statistique de l’ONU et en renforçant les systèmes institutionnels nationaux si nécessaire.

Nous avons aujourd’hui une occasion unique de repenser et améliorer la manière dont nous gérons les situations de déplacement forcé. Cette nouvelle approche se fonde sur la prise de conscience de la nécessité de renforcer la complémentarité entre acteurs de l’humanitaire et du développement. Elle repose sur l’existence de données qui formeront le socle du programme d’action mondial, serviront de référence à la définition des politiques et interventions nationales et permettront, surtout, d’améliorer les conditions de vie des populations concernées. Une note de synthèse décrit plus en détails le nouveau centre commun de données HCR-Groupe de la Banque mondiale. Alors que nous nous engageons dans cette nouvelle initiative, nous espérons que d’autres partenaires s’y associeront.

Commentaires

Soumis par Anonymous le

Bonjour;
Je suis tunisien retraité qui a travaillé 15ans,comme médecin au Maroc dans le secteur de l'hygiène et la prévention et 14 années comme chef de service des affaires sociales dans la compagnie des phosphates de Gafsa.
Le ou les problèmes des immigrés et des refugiés ne cessent d'augmenter chaque année et les solutions restent médiocres
Mon avis est que tous les pays doivent coopérer énergétiquement pour améliorer la situation globale de ces humains poussés à l'exode forcées forcée (par les guerres ),ou par la pauvreté due généralement au mauvaise gestion des ressources naturelles de nombreux pays ,commandés par des régimes autoritaires et non démocratiques.
je suggère aux politiciens européens d'aider ces immigrés clandestins de l'Afrique de préparer des centres de formations multidisciplinaires pour ces jeunes soit en Afrique du nord, soit dans les pays qui reçoivent les immigrés et enfin de cette formation ;les pays riches doivent les aider par des machines et petites unités( même en occasion) avec un petit budget pour démarrer leurs projets chez eux.
Pour les immigrés forcés par les guerres à quitter leurs pays, les camps de groupements seront installés dans les frontières des pays voisins avec des aides des pays riches, comme les pays du Golfe et un Dollar de plus sur le prix du baril peut aider ces misérables. jusqu'au retour de la paix chez eux.
Merci bien

Soumis par Cuma Balolage jean marie Vianney le

Bonjour ,
Je suis réfugié congolais vivant en Ouganda , j'ai lu avec beaucoup d'intérêt cette approche sur Un nouveau centre consacré aux données pour améliorer la réponse mondiale aux déplacements forcés et LE PACTE MONDIAL SUR LES RÉFUGIES et vous en remercie vivement pour cette initiative qui vient non seulement apporté un plus sur la vie d'un réfugier ,mais aussi résoudre les problèmes sociaux économiques de ces derniers partout où ils se trouvent .
Je suis un activiste de droits humains et j'ai travaille avec le CIFDH/D au sud kivu en Rdc et ma lutte pour la mauvaise gouvernance , les violations de droits de l'homme , les abus ,violations ,kidnaping et tortures que connaissent les activistes de droits humains pour la simple raison qu'ils ont fait leur travail d'apporter une assistance aux sans voix et aux vulnérables et autres personnes violentée dans ses droits par le décideurs politiques au sommet de l'État et les hommes en armes identifiés ou non sont les causes princaples auxquelles nous avions consacré notre énergie et principale raison de notre poursuite jusqu'en nous retrouvé à l'extérieur de notre pays .
Ce déplacement forcé nous a amené à vivre misérable et seul le HCR n'est pas capable de résoudre tous les problèmes de réfugiés au monde ,
Le réfugier est une personne qui vivait bien dans son pays , mais le déplacement forcé de celui ci lui inflige une vie nouvelle qu'elle ne s'y attendait ,mais très difficile à expliquer.
Pour résoudre les problèmes de réfugiés , il est questions de :
A) créer de centre de formation de métier dans le camps pour préparer un avenir meilleur aux jeunes antre preneurs.
B)créer de micro projet dans le camps pour encadrer les évolués et exilés politiques pour subvenir à leurs besoins .
C)créer des écoles de formations de programme national de pays de provenance pour que les enfants qui étudiaient avec ce déplacement forcé ne connaissent pas le retard dans leur vie scolaire. Les enfants ne s'adaptent pas facilement au programme national des pays d'accueil suite au changement brisque de la langue de formation et de communication.
D) donnez de micro crédit aux réfugiés adultes groupés dans des coopératives ou PME .
E) s'impliquer activement aux politiques des pays africains pour stopper ce mouvement de déplacement forcé afin que chaque citoyen vie passifiquement chez lui , avoir se goût d'y vivre ,et éviter cet affluent massifs de personne vers l'Europe .
Il y'a beaucoup à développer pour ce sujet ,mais hélas le temps ne me le permet pas ,il faut aller le pain quotidien.
Nous vous encourageons vivement et nous vous prions de nous prendre en cas de nécessité pour la recherche de données sur terrain dans le camp des réfugiés en Ouganda.
Merci pour vous avoir impliqué dans la vie des réfugiés pour apporter un plus à leur coup de vie et à leur encadrement avenir
.
Bien merci

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