Youthink! le blog de la Banque mondiale dédié aux jeunes qui s'engagent pour le développement
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Un jeune Camerounais invente le Cardiopad : première tablette médicale « made in Africa »

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À 25 ans à peine, Arthur Zang, un jeune ingénieur camerounais a déjà eu les honneurs de la presse locale et internationale. Son nom figure par exemple sur la liste des 30 entrepreneurs africains de moins de 30 ans  les plus brillants établie l’an dernier par Forbes,  le magazine américain dédié aux affaires. « En matière d’innovation, il représente ce qu’il y a de mieux en Afrique », notait Forbes.  Arthur Zang a su répondre  à un vrai besoin en inventant le Cardiopad, première tablette tactile médicale fabriquée en Afrique, qui devrait permettre  de sauver de nombreuses vies notamment au sein de la population la plus démunie du Cameroun. 

Arthur Zang, inventeur du CardiopadDiplômé de l’école polytechnique de Yaoundé, c’est au cours d’un stage à l’hôpital général de la ville effectué il y a trois ans, que le jeune ingénieur fait le constat suivant : le Cameroun ne recense alors que 30 cardiologues pour 20 millions d’habitants, répartis entre les deux principales villes du pays, Yaoundé – la capitale – et la ville portuaire de Douala. « Cela signifie que les patients qui vivent dans des villages éloignés sont obligés de prendre le bus pour réaliser leurs examens, ce qui pose non seulement un problème au niveau de leur suivi médical mais aussi au niveau économique car le transport accroît aussi leurs dépenses », explique-t-il. 

Le dialogue entre la Banque mondiale et la jeunesse

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Élèves d’un programme d’enseignement technique soutenu par la Banque mondiale à Antioquia, en Colombie.

 

Élèves d’un programme d’enseignement technique soutenu par la Banque mondiale à Antioquia, en Colombie.

 

Hier, c ’était les « YouthTalks », grande manifestation annuelle de la communauté Youth to Youth (Y2Y) (a). Ce réseau rassemble, au sein du Groupe de la Banque mondiale, de jeunes employés désireux d’insuffler des idées neuves dans le travail de l’institution et de favoriser la participation de la jeunesse au développement.

Je suis intervenu pour évoquer la manière dont la Banque mondiale s’engage auprès des jeunes, sachant que ces derniers forment actuellement la part la plus importante de la population mondiale. Le public réuni dans un auditorium au siège de l’institution, à Washington — jeunes professionnels ou diplômés, étudiants… — était avide de découvrir comment nous aidons les jeunes et comment nous collaborons avec eux. Moi-même originaire d’un pays en développement, je me retrouve dans leurs problèmes et leurs frustrations.

Le Groupe de la Banque mondiale a un grand objectif : mettre fin à la pauvreté d’ici 2030. Pour y parvenir, il faudra s’appuyer sur les jeunes en les aidant à exprimer leur potentiel.

Marquer des buts pour la paix

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Un documentaire montre l’importance du sport dans la réconciliation de communautés touchées par des conflits.
 
Bikomati, an athlete with a missing front tooth and a contagious smile, is a high school student in Bubanza, a city in northwestern Burundi

Ismael Bikomati dans le film Scoring for Peace (Marquer des buts pour la paix).

« J’avais 12 ans quand j’ai rejoint les rebelles. J’ai rejoint la rébellion parce qu'on n'avait pas assez à manger à la maison », raconte Ismaël Bikomati dans Scoring for Peace (littéralement, « des buts pour la paix »), un documentaire dont l’ambition est de diffuser un message de paix au monde.

Internet et participation citoyenne : les jeunes marocains réinventent leur démocratie

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Cette semaine, j’ai eu l’occasion de discuter de l’essor de la participation citoyenne au Maroc avec Tarik Nesh-Nash. Si ce nom ne vous dit rien, il est grand temps de découvrir qui se cache derrière !

Tarik Nesh-NashTarik a trente-quatre ans. Il est ingénieur en informatique et possède une conscience aigüe de la politique dans son pays. Jeunesse, compétences et compréhension des enjeux : mélangez tous ces ingrédients et pour finir ajoutez une bonne dose d’inventivité. Vous obtenez un jeune innovateur social prêt à révolutionner le rôle des citoyens dans son pays.

Début 2011, les bourgeons du Printemps arabes sont sur le point d’éclore. Les Marocains descendent dans la rue pour dénoncer l’injustice sociale, le chômage, la corruption, et réclamer une vraie monarchie constitutionnelle. En mars, le roi Mohamed VI annonce le lancement d’une réforme constitutionnelle. Quelques jours plus tard, Tarik lance Reforme.ma, une plateforme participative, aujourd'hui fermée, qu’il a co-fondée avec un autre jeune ingénieur en informatique, Mehdi Slaoui Andaloussi. Cette plateforme  va permettre à des milliers d’internautes marocains de contribuer à l’élaboration de la nouvelle Constitution.

Mon pays n'est pas une cause perdue

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Le président Jim Yong Kim lors du Forum 2013 sur les États fragiles
Le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, aux côtés de Lara Logan, correspondante en chef pour la politique internationale de CBS News et pour le magazine d’information « 60 Minutes », lors du Forum 2013 sur les États fragiles, à Washington.

À la fin des années 90, j’entendais souvent mes parents et leurs voisins parler de la situation de notre pays, le Népal : il était question de concitoyens qui s’entretuaient, d’instabilité gouvernementale ou encore de paralysie nationale. À l’époque, je ne comprenais pas exactement tout ce que cela signifiait : j’étais adolescent et j’avais un accès très limité aux médias. Pour moi, la situation se résumait finalement au fait que, souvent, je ne pouvais pas aller à l’école en raison des grèves imposées par les partis politiques. Le pays était en fait en guerre civile, comme mon père me l’expliquerait plus tard.

En 2006, alors que je m’apprêtais à aller faire mes études supérieures dans une université américaine, la guerre civile qui avait frappé le Népal pendant dix longues années s’achevait finalement. Grâce à un cours de sciences politiques, j’allais apprendre par la suite que mon pays faisait partie des « États fragiles ou touchés par un conflit ». J’ai alors réalisé qu’à travers le monde, il y avait beaucoup d’autres pays dans la même situation.

La crise de l’emploi menace de précariser les jeunes d’aujourd’hui sur plusieurs décennies

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Rapport 2013 de l'OIT sur l'emploi des jeunes

Selon un rapport publié aujourd’hui par l’Organisation internationale du travail (OIT), l’impact à long terme de la crise de l’emploi des jeunes pourrait se faire sentir pendant des décennies.

L’OIT prévoit que 12,6 % de la population mondiale âgée de 15 à 24 ans devrait se retrouver sans travail en 2013, soit une hausse de 3,5 millions entre 2007 et 2013.

Une forte proportion de jeunes (60 %) des régions en développement sont sans travail, non scolarisés ou encore dans l’emploi irrégulier. Tandis que dans les pays à revenu élevé le chômage des jeunes a augmenté de 25 % entre 2008 et 2012.

Donner plus de pouvoir aux filles pour mettre fin à la pauvreté

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Girl Rising. Banque mondialeSokha est cambodgienne et orpheline. Pour survivre, la jeune fille frêle devait faire les poubelles. Puis, par un heureux concours de circonstances, elle a pu entrer à l’école et devenir l'une des meilleures élèves de sa classe. Son histoire et celle de neuf autres personnages sont racontée dans le documentaire Girl Rising (a), un projet conçu pour sensibiliser l’opinion à la situation des filles dans les pays en développement.

Le film a été projeté le 18 avril au siège de la Banque mondiale, à Washington, à l’occasion d’un événement (a) organisé afin de mettre un nouveau coup de projecteur sur le combat en faveur de l’éducation des filles dans le monde. De nombreuses personnalités y ont assisté, dont le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et Justine Greening, ministre du Développement international du Royaume-Uni, mais aussi Holly Gordon, productrice exécutive de Girl Rising, l’actrice Freida Pinto et Shabana Basij-Rasikh, fondatrice de SOLA (a), une organisation qui milite pour l’accès à l’éducation et aux opportunités des femmes afghanes. Cet événement leur a permis d’échanger des réflexions sur la nécessité d'améliorer la condition des femmes, de faire respecter leurs droits et faire en sorte qu'elles participent à tous les processus de décision.

Les filles et les nouvelles technologies, un tandem de choc pour le développement

Liviane Urquiza's picture
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Une jeune femme travaille sur un ordinateur à Tunis
Une jeune femme travaille sur un ordinateur à Tunis. 
Photo: Arne Hoel / Banque mondiale

« Les filles qui programment ne sont pas seulement des geeks au féminin, ce sont des pionnières. Grâce à elle, les chances de créer des outils innovants pour bâtir un monde meilleur sont multipliées par deux ! » Ces mots sont ceux de mon amie Julie, elle-même développeuse web, féministe convaincue et militante à ses heures. Elle compte plusieurs expériences de bénévolat en Afrique où elle a travaillé comme formatrice en informatique, essentiellement avec des publics féminins.

Si vous lisez ce blog, cela veut dire que vous savez utiliser un ordinateur ou tout autre appareil connecté à Internet (peut-être un smartphone ?). Et ce qui est fascinant, c’est que vous pourriez être n’importe qui : garçon/fille, riche/pauvre... le Web est chaque jour accessible à des milliers de nouveaux utilisateurs, et pas seulement dans les populations les plus aisées.

Services financiers pour la jeunesse : faire évoluer les mentalités

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Alors que notre planète compte environ 1,2 milliard de jeunes âgés de 15 à 24 ans, dont l’écrasante majorité vit dans des pays en développement, la jeunesse est souvent une priorité politique et un impératif pour l’action publique.

Les gouvernements s’intéressent de plus en plus aux services financiers pour la jeunesse. L’accès à ce type de services — épargne, paiement, crédit et assurance — peut aider les jeunes à se constituer un patrimoine, à se prémunir contre les aléas de l’existence et à libérer leur potentiel économique.

Pourtant, par rapport aux adultes, les jeunes ont 33 % de chances en moins de détenir un compte en banque — c’est ce que montre l’indice Findex de la Banque mondiale sur l’inclusion financière dans le monde.

Initiative pour les adolescentes à Port-au-Prince: "Nous sommes l'avenir d'Haïti"

Olivier Puech's picture

Initiatives pour les adolescentes à Haïti - Banque mondiale Cela fait près d’un an que la Banque mondiale soutient l’Initiative pour les adolescentes (AGI) en Haïti. Un programme qui a permis à 1000 jeunes haïtiennes de 17 à 20 ans, ayant quitté le système scolaire au cours du secondaire et venant de milieux socio-économiques défavorisés, de pouvoir suivre une formation professionnelle et technique à des métiers non traditionnels pour les femmes.

Lire la suite du billet sur le blog Opinions de la Banque mondiale

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