Vous avez un message à faire passer à votre ministre des Finances ? Parlons-en ici !

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Invitation à un chat en ligne (anglais/arabe et français) sur l’emploi au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en anglais et en arabe.

Le monde arabe a une chance formidable, quand on considère la quantité de jeunes gens éduqués appelés à entrer sur le marché du travail dans les prochaines décennies. Une chance ? Celle de recouvrer le statut de région dynamique, innovante et prospère qui était le sien autrefois. À CONDITION — et celle-ci est de taille — que cet immense réservoir de talents puisse exprimer tout son potentiel.

QUELS sont les obstacles ? POURQUOI le chômage est-il à ce niveau ? COMMENT faire pour remédier à ces problèmes ?

Ces trois interrogations sous-tendent la nouvelle série de discussions que nous inaugurons aujourd’hui. Dans les semaines qui viennent, nous présenterons en effet quelques-unes des analyses que nous avons effectuées sur l’emploi dans le monde arabe, en vue de débattre des obstacles à surmonter et des solutions techniques découlant de nos réflexions. Mais surtout, nous savons que les réponses ne peuvent pas venir que d’une seule institution, ni même d’un seul État ou d’une seule personne, car le défi à relever est trop difficile. C’est pourquoi je vous sollicite : joignons nos intelligences et nos efforts pour trouver des solutions !

QUELLES sont, à votre avis, les principales caractéristiques de la situation de l’emploi dans les pays arabes : s’agit-il du chômage des jeunes, des femmes, de l’absence de postes pour les diplômés, des inégalités régionales, etc. ?

POURQUOI en est-on arrivé là : est-ce lié à un problème de réglementation, au manque de croissance ou à une croissance inadéquate, à la médiocrité de l’éducation, à l’absence de filets de protection sociale, etc. ?

COMMENT faire pour créer davantage d’emplois de qualité pour le plus grand nombre plutôt que pour une minorité ?

Si le monde arabe poursuit sur sa trajectoire économique actuelle, qui exclut le plus grand nombre (en particulier les jeunes et les femmes) et profite à une minorité (des hommes plus âgés), il va rater l’occasion qui se présente. Le Printemps arabe et son appel à un nouveau contrat social a levé un immense espoir, et des attentes encore plus grandes : les citoyens réclament davantage d’emplois de qualité et trouvent un écho, chez les hommes politiques comme chez les chercheurs. J’ai entendu, à la Banque mondiale, cet appel relayé par des hauts fonctionnaires et des hommes politiques rencontrés lors de manifestations officielles. Je l’ai entendu lors d’une discussion sur le web avec des citoyens ordinaires. Je l’ai entendu chez des jeunes qui demandent juste à avoir une chance et chez des personnes plus âgées qui s’inquiètent pour les générations futures.

Faute d’opportunités en plus grand nombre et de meilleure qualité, les aspirations issues du Printemps arabe ne seront pas satisfaites. Un individu privé d’emploi est aussi privé de dignité, de moyens de subsistance et de liberté. Et, surtout, il perd toute étincelle d’espoir.

En décembre 2013, nous lancerons avec l’Organisation arabe du travail un rapport sur l’emploi dans le monde arabe mais nous voulons aller au delà des rapports habituels. Nous voulons susciter un débat et inventer des solutions avec des experts, des militants et des citoyens ordinaires. Nous voulons pouvoir soumettre aux décideurs une série de recommandations qui auront bénéficié d’un enrichissement extérieur et collaboratif, et poseront les jalons d’une action urgente et durable. Pour nourrir les échanges, nous publierons plusieurs billets au cours du mois prochain qui présenteront la vision de la Banque mondiale sur les tenants et les aboutissants du problème de l’emploi.

Je vous attends le 17 septembre pour un chat en anglais et en arabe où nous pourrons échanger nos idées et établir ensemble une feuille de route. Puis, à l’automne, lors des prochaines Assemblées annuelles de la Banque mondiale, nous présenterons les résultats préliminaires de notre étude aux ministres des Finances et autres hauts responsables. L’occasion me sera ainsi offerte de leur transmettre nos idées.

Quelle est la situation de l’emploi au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ? Pourquoi et comment y remédier ?

Faites-moi part de votre opinion (a) sur ces questions, je serai votre porte-parole auprès des ministres que je rencontrerai aux Assemblées annuelles.

Je me réjouis d’avance de vous lire et me prépare à vous répondre dès le 17 septembre.

Ma collègue Roberta Gatti répondra à vos questions en français le 26 septembre. Rendez-vous sur ce blog ou sur notre page Facebook dans quelques jours pour en savoir plus.

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Cet article est le premier d'une série de billets hebdomadaires qui visent à alimenter votre réflexion sur les questions essentielles soulevées dans notre rapport phare sur l’emploi dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Dans la perspective des prochaines Assemblées annuelles de la Banque mondiale qui se tiendront en octobre, le fil rouge et l’ambition de ces billets sont de nourrir une discussion qui réponde à la question « Que souhaiteriez-vous dire à votre ministre des Finances ? ».

Les points clés du rapport et le bilan d'un chat en ligne sur l’emploi seront présentés aux décideurs politiques de la région MENA. Nous voulons savoir ce que VOUS pensez : à quelles entraves la population se heurte-t-elle ? Que faire pour créer des emplois en plus grand nombre et de meilleure qualité dans la région MENA ? Nous comptons sur vous pour nous faire part de votre opinion et vous donnons rendez-vous pour un chat en ligne sur l'emploi, le 17 septembre en anglais et en arabe et le 26 septembre en français.

Lire les autres billets :
Travailler, un privilège au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ?
Pourquoi autant de chômage au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ?
Répondre aux critères d’employabilité suffit-il à décrocher un emploi dans le monde arabe ?

Auteurs

Steen Jorgensen

Directeur du secteur Développement humain (santé, éducation, travail et protection sociale) - Région Moyen-Orient et Afrique du Nord

Prenez part au débat

Arejdal
04 septembre 2012

Il est du devoir du Ministère des Finances de faire le point sur le sort donné aux marchès publics adjugés après la phase de livraison finale : ce serait la mauvaise surprise. D'après mon expérience personnelle au sein de la fonction publique, la majorité des prestations livrées, en particulier
dans le domaine informatique, sont sans aucune utilité pour l'administration marocaine et même ne trouvent personne pour les mettre en marche. C'est de l'argent perdu...