21 août 2020 : le point sur l’action du Groupe de la Banque mondiale

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Au terme d'une semaine chargée, je souhaite vous faire part des dernières avancées de l'action du Groupe de la Banque mondiale dans les domaines de la transparence et de la viabilité de la dette, notamment, mais aussi, entre autres sujets, en matière de vaccination et de riposte sanitaire à la pandémie. 

Réduction, règlement et transparence de la dette 

Lundi dernier, j’étais aux côtés des ministres des Finances du G7 et de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, pour aborder la question des conséquences de la pandémie de COVID-19 sur l’économie mondiale, ainsi que les mesures de relance en cours de mise en place.

J’ai remercié les membres du G7 pour leur contribution aux récents progrès accomplis en matière de transparence de la dette et réaffirmé notre souhait de voir l’Initiative de suspension du service de la dette prolongée jusqu'en 2021. Nous travaillons actuellement avec les pays prêteurs pour valider et réconcilier le montant de la dette que les pays débiteurs éligibles à l'Initiative doivent à divers créanciers.

Dans les prochaines semaines, nous prévoyons d’inclure davantage de pays dans ce processus et nous nous emploierons avec d’autres créanciers du G20 à valider les données sur l’endettement des pays en développement.

Compte tenu de la gravité et de la disparité des contractions économiques, il est urgent de mettre en place un mécanisme plus systématique pour faire face à de futures restructurations de dettes.  

Jusqu'à présent, quelques mesures ponctuelles ont été prises, mais le volume des allègements de dette reposant sur le calcul de la valeur actualisée nette pourrait se révéler insuffisant, et le risque est élevé de voir une résurgence des situations de surendettement, ce qui freinerait les perspectives de nouveaux investissements et de reprise durable dans les pays emprunteurs. C'est pourquoi nous devons faire plus. 

Voici quelques-unes des composantes d'une approche plus systématique des défis que pose la dette :

  1.  Accorder aux pays très vulnérables à l'endettement un allègement sous forme d'une réduction du stock de la dette. Ce processus pourrait s'appuyer sur les analyses de viabilité de la dette réalisées par le Groupe de la Banque mondiale et le FMI, dans un contexte actuel marqué par de faibles taux d'intérêt. Pour en assurer l'efficacité, il conviendrait que tous les autres créanciers publics et privés accordent un traitement comparable. 
  2.  Les nouveaux instruments utilisés pour financer les dettes arrivant à échéance pourraient comporter des clauses et des engagements qui rendraient le règlement futur de la dette plus simple, moins sujet à litiges et moins long. 
  3.  Enfin, les pays prêteurs pourraient légiférer pour empêcher les saisies d'actifs (actions en justice de la part des créanciers) et limiter les recouvrements préférentiels. Parmi les bons exemples de cette démarche, je citerais la loi britannique sur l'allègement de la dette de 2010 et la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies visant à protéger l'Iraq contre les saisies d'actifs par des créanciers après 2003.  

De nombreux pays en développement connaissent des niveaux d'endettement insoutenables. Je suis intimement convaincu qu'il incombe à la communauté internationale de promouvoir une approche plus systématique et plus équitable du règlement de la dette.  

Vaccins et riposte sanitaire

Lors de la réunion du G7, j'ai également évoqué les activités du Groupe de la Banque mondiale sur les vaccins et notre réponse en matière de santé. L'accès équitable à tout vaccin contre le coronavirus sera primordial, en particulier pour les pays les plus pauvres. 

Nous nous sommes engagés à financer l'accès aux vaccins pour nos clients. Notre action, coordonnée au niveau mondial, aide plus de 100 pays à faire face sans délai à leurs besoins sanitaires d'urgence. Nous poursuivrons ces efforts grâce à un financement complémentaire destiné à aider les gouvernements à acheter des doses vaccinales, des traitements et des outils de diagnostic, ainsi qu'à faire face aux effets secondaires immédiats de la pandémie sur la santé des populations.

Par ailleurs, la plateforme mondiale pour la santé (a) de la Société financière internationale (IFC), dotée de 4 milliards de dollars, est un autre instrument capital. Elle permettra au Groupe de la Banque mondiale de soutenir les entreprises privées fournissant des produits et des services de santé, y compris des vaccins, aux pays en développement.

Liban

Aux côtés des ministres du G7, nous avons exprimé notre profonde tristesse face à la tragique explosion survenue à Beyrouth au début du mois d'août. 

Nous sommes déterminés à travailler avec la communauté internationale et toutes les parties prenantes au Liban pour appuyer les efforts de développement et de reconstruction.  

Nous présenterons bientôt les conclusions de notre évaluation rapide des dommages et des besoins, et nous continuons à étudier tous les moyens de soutenir directement et de manière transparente le peuple libanais au moyen de filets de protection sociale. 

Équateur

J'ai été très heureux de pouvoir tenir ma deuxième réunion bilatérale avec le président équatorien Lenin Moreno. Nous avons abordé à cette occasion un certain nombre de sujets, notamment notre contribution à des mesures de reprise post-COVID qui profiteront à la population du pays. 

Connectivité numérique

Je vous invite à lire la tribune (a) de la directrice générale de la Banque mondiale Mari Pangestu sur l'importance des systèmes d'identification numérique, qui font partie des outils pouvant aider les pays à se reconstruire « en mieux » après la pandémie. Ces systèmes sont importants, car ils étendent la portée des services financiers numériques, un levier puissant pour soutenir l'autonomisation des groupes défavorisés et sous-représentés.

Ces dernières semaines ont été très chargées, mais nous poursuivrons nos efforts pour l'obtention de résultats qui bénéficieront aux populations les plus pauvres du monde. Et comme toujours, je tiens à remercier chaleureusement tous nos partenaires et l'ensemble de notre personnel, sans qui notre action ne serait pas possible.

Traduction d'un billet publié initialement en anglais sur la plateforme LinkedIn

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Fievre Avelaneda
30 août 2020

Je suis entrepreneure dans le domaine de l'agriculture, basee a l artibonite, nous sommes seuls en Haiti. Les entreprises ne trouvent pas vraiment d'aide de la part des banques, leurs interets sont incalculables, et dans l agriculture nous avons pas d assurances qui couvrent nos pertes. Les planteurs sonts a la merci des catastrophes naturelles. Merci d avoir permis de partager nos idées