Quelles seraient vos solutions pour #agir contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance ?

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Fuente: futureatlas.com
Source: futureatlas.com

C’est le mois de juin et dehors il fait très chaud. Une femme d'une petite quarantaine d'années se prépare pour une marche de trois heures qui doit la conduire jusqu’à une ville voisine. Malgré les kilomètres à parcourir, elle est enthousiaste : elle a rendez-vous avec un chargé de prêts gouvernemental. Elle a besoin d'argent pour acheter des engrais et du matériel pour sa ferme. Il faut absolument qu'elle parvienne à produire et à vendre suffisamment pour pouvoir payer les études de son fils l'année prochaine.

Elle remplit une tasse dans un seau d'eau pour éteindre le feu de bois sur lequel elle cuit les repas familiaux. Elle récupère ensuite ses mules sur le toit de chaume de sa cabane puis prend la route.

Marchant d'un pas plein d'espoir, elle est convaincue que ce prêt va changer l'avenir de sa famille. Au cours des six derniers mois, elle a fait le voyage à de nombreuses reprises parce que le représentant des autorités lui disait à chaque fois qu’il lui manquait des documents ou que les formulaires n’étaient pas bien remplis.

Une fois arrivée, elle patiente deux longues heures dans une file d'attente interminable. Elle est finalement reçue par un chargé de prêts qui prend son dossier et le pose sur son bureau, avant de se lever en lui demandant de le suivre. Il la prend à part et lui explique que sa demande ne sera prise en compte que si elle lui verse une certaine somme. Et avant même qu'elle n'ait pu répondre, il ajoute que, de toutes façons, sa demande ne sera approuvée que si elle accepte de lui verser un pot-de-vin égal à 10 % du prêt.
 
Elle quitte les lieux très énervée en se disant qu'elle ferait mieux de contracter un prêt auprès d'un propriétaire terrien près de chez elle, malgré les taux qu’il pratique.
 
Cette histoire n’est pas réelle mais elle est tout ce qu’il y a de plus vraisemblable. Car la corruption affecte le quotidien de millions d'hommes et de femmes dans le monde entier.La corruption est l'ennemi public numéro un du développement. 
 
Vous reconnaissez-vous dans cette histoire ? Racontez-nous votre expérience.

Et dites-nous ce que vous feriez pour #agir #contrelacorruption .
 
Nous nous pencherons sur vos réponses, nous en parlerons dans nos prochains billets, et nous les diffuserons sur les médias sociaux. Vos réponses nous serviront également à enrichir la discussion Google Hangout que nous avons organisée le 15 décembre (nous publierons prochainement plus d’informations à ce sujet).
 
Une bonne illustration serait par exemple l’histoire d’un pont qui n'a jamais été achevé… Prenez une photo du pont en question et publiez-la sur les médias sociaux en utilisant les hashtags #agir #contrelacorruption. Idem si vous tombez sur une affiche rappelant que vous ne devez pas verser de pot-de-vin aux agents publics : prenez-la en photo et diffusez le cliché sur les médias sociaux en utilisant les hashtags #bonnegouvernance ou #agir #contrelacorruption.
 
La bonne gouvernance est au cœur de la lutte contre la pauvreté. 
 
Que feriez-vous en premier pour promouvoir la #bonnegouvernance ? 
 
Si vous avez des idées sur la façon dont chacun d'entre nous peut promouvoir la bonne gouvernance et agir contre la corruption au sein de sa communauté, envoyez-nous une vidéo Instagram en utilisant les hashtags #bonnegouvernance et #agir #contrelacorruption.
 
Nous devons tout mettre en œuvre pour prévenir la corruption et promouvoir la bonne gouvernance. Vous pouvez également contribuer à sensibiliser les gens à la bonne gouvernance et aux efforts de prévention de la corruption en consultant et en diffusant les témoignages que nous avons rassemblés sur #Gov4Dev.

Et si vous avez d’autres idées pour encourager la population à #agir #contrelacorruption et à promouvoir la #bonnegouvernance, faites-nous en part ci-dessous.

Thèmes

Prenez part au débat

JERBI HELA
21 novembre 2014

il faut auditer la gouvernance ,auditer, auditer et auditer un PDCA DE LA GOUVERNANCE.

AZAIEZ Raouf
26 novembre 2014

SUJET: BONNE GOUVERNANCE
Chercher les perles RARES(honnete,compétent,petit ventre)
Il faut éviter à tous prix PRIMO:les gros polar(on leur donne un budjet de 100% il la bouffe et demande davantage et ils ne sont jamais rassasier)SECONDO: les requins(avec 100% il dépense 75% sur le projet et 25% dans la poche)
TERTIO:Les petits ventres(avec 100% il dépense 96% sur le projet et 4% pas forcément dans la poche mais pour faire parfois des extra hors projet dans les projets à caractéres humanitaires)
Donc l'idée c'est de mettre la 3 CATEGORIE au sommet de la hirarchie pour mener à bien la bonne conduite du projet;

bekhouche ancien cadre dans une entreprise public
20 decembre 2014

Bonjour,
Je pense que le meilleur moyen de minimiser ce fléau est:
Le choix des préposés sur la base des compétences.
Ne pas laisser ces proposés dans le besoins , c'est à dire un bon salaire.
Ne pas laisser le pouvoir chez une seule personnes.
Mettre en place des processus de contrôle et d'audits.
Sanctionner sévèrement.
Cordialement

abdoulaye leye
19 juillet 2015

Je pense que la meilleur solution est de cultiver l'ethique la loyaute de restaurer les valeurs mais aussi une controle suivi-evaluation des richesses de la nation mettre en place des politiques severes pour les
corrupteurs

yannoski
01 novembre 2016

la corruption meritr d'etre eradiquer elle freine le developpement du monde et nos affaires

Mbotté
10 novembre 2016

La corruption est une activité propre à tous les pays mais plus répandue en Afrique où les pots de vin, les marchés de gré à gré et le clientélisme politique sont les choses les mieux partagées. Les institutions internationales doivent élaborer des mesures strictes, suivre les capitaux investis en Afrique, sanctionner les récalcitrants et sensibiliser les populations. C'est en ce sens que la corruption serait vaincue in terre africaine et ailleurs.

Mohamed TIGHREMT
12 novembre 2016

LA MORALE AU SECOURS DE LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
Le droit donc est souvent rattrapé par la morale qui, à l’occasion, le rectifie et le corrige.
Ce constat est particulièrement valable de nos jours dans la catégorie de la corruption. En effet et récemment encore, l’opinion publique ne retenait essentiellement de la corruption que le pot de vin, ce pacte conclu entre le corrupteur et le corrompu et dont l’axe est constitué par l’offre et l’acceptation d’avantages indus. Cependant petit à petit, on prit conscience que l’ordre public social s’accommode mal avec l’étalage de grosses richesses embarrassantes, l’abus de fonction, la non déclaration de patrimoine, le conflit et la prise illégale d’intérêts, le trafic d’influence, l’inauthenticité des témoignages et la subornation de témoins, la non dénonciation d’infraction, le recel et le maquillage des produits criminels lesquels participaient tous d’un égarement et d’une corruption de l’âme qu’il fallait sanctionner dans le droit positif.
Ce regain d’intérêt pour la moralisation et la protection juridique de la vie publique est appelé de plus en plus à s’intensifier, à mesure que s’intensifie la perte ou l’absence de repères éthiques face à l’envahissement technologique et à la frénésie matérialiste, capables à terme, d’aliéner l’homme, de le déshumaniser.
Indiscutablement la communauté internationale a pris conscience de la gravité du phénomène corruptionnel, le meilleur argument en la matière étant l’organisation biennale d’une conférence des états parties à la convention .A ma connaissance c’est l’une des rares conventions de l’ONU à bénéficier de mécanismes aussi imposants pour le suivi de sa mise en œuvre. Bien qu’il soit toutefois prétentieux de parler de l’existence d’une stratégie mondiale coordonnée de lutte contre ce fléau, force est de reconnaitre que le principe même d’une telle conférence restera un grand événement en ce qu’elle rassemble régulièrement les grands décideurs de tous les pays dont elle excite et ravive à chaque occasion le nerf de la dignité par des exercices de conscience qui sont capables à terme de créer un climat d’émulation et de saine compétition et déclencher ainsi ,à terme, le processus d’adhésion véritable et sincère aux valeurs que la convention véhicule

mohamed mahmoud ould sidiba
07 decembre 2016

Je pense que Mohamed Teghremt a dit l'essentiel.La corruption, celle qui déstabilise les pays et freine et même fait reculer toute tentative de développement; ne se résume pas au simple petit bakchich pris indûment par un agent public; mais la grande corruption dans les commissions et rétro-commissions perçues dans les grands contrats par des responsables au plus haut niveau. La morale est le grand palliatif; mais elle n'a pas bonne presse.N'entend-t-on pas souvent dire épargnez-nous ces tons moralisateurs? On ne veut pas de donneurs de leçons. Mais comme le droit dicte la norme comportementale, il doit moral. Et pour être efficace, il doit Etre contraignant, objectif et impartial.Et pour cela, il doit avoir les moyens de s'imposer à tout le monde,et donc avoir les moyens nécessaires de se faire respecter et la formule nul n'est au-dessus de la loi, doit être effective.Ce qui est jusqu'ici utopique vu, la généralisation de l'impunité et la complaisance à l'égard des grands corrompus qui sont souvent à des niveaux qui en imposent à tout le monde: structures de contrôle et justice souvent complaisantes à l'égard des responsables. Ceux qui doivent superviser la lutte contre la corruption, sont souvent ceux qui contournent, voire piétinent les règles.Cercle vicieux, s'il en est.

Mohamed Mahmoud Ould Sidiba
08 decembre 2016

Etre juge et partie... "prenante"est ce qu'il y a de plus incongru et pourtant c'est loin d'être l'exception. Des institutions fortes et indépendantes, des hommes choisis suivant les critères de compétence et d'intégrité, sont les meilleurs moyens d'obtenir une bonne gouvernance. Sacraliser le respect de la loi et donc le droit, plutôt que le culte de la personnalité ou des quelques personnalités des cercles étroits des pouvoirs; censées être choisies par le peuple et donc être à son service, lorsqu'il les mandate pour cela, plutôt que de se servir personnellement à leurs dépens et à leur détriment.Et dans l'éventualité où on constate à un moment donné que se servir se substitue au fait de servir, la loi doit être là pour sévir, non seulement en ne renouvelant pas les mandats pour les élus défaillants à leur devoir, mais en cas de malversations de responsables élus ou nommés, engager des poursuites judiciaires, plutôt que de laisser s'instaurer l'impunité. S'agit-il là d'un idéal, frisant l'utopie?Ou plutôt d'un minimum nécessaire pour une situation vraiment normale, susceptible d'instaurer la confiance et jeter les bases d'un véritable développement?Là est la question, la grande et urgente question.

roaskim
08 juin 2018

Les principes de la corruption sont bien identifiés mais les solutions proposées restent inefficaces.
La petite corruption pourrait etre limitée par le controle. La grande corruption au niveau des politiques, des corporations ne peut etre controlée. La seule façon que je vois est de considérer l'individu. Imaginons que l'accumulation de richesse d'un individu soit limitée. Par exemple, 10 millions d'euros serait la limite. Cela permet de posséder une luxueuse maison, une résidence secondaire, voiture de luxe et bateau. Au delà, de ce seuil ce qui dépasse revient dans le pot commun. Tout contrevenant à cette loi établissant cette limite serait pénalisé de 10 ans de prison minimum et du remboursement de la somme faudruleusement gagné multipliée par un facteur de 10.
Lorsqu'un décideur atteint ce seuil il peut difficilement etre corrompu. L'espoir de gain n'existe plus et la punition est dissuasive. Il aura davantage tendance a agir en fonction du bien commun.