Pour préparer la jeunesse africaine à l’avenir numérique, formons les leaders de demain de manière responsable

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En traitant le sujet proposé, la Banque mondiale vient renforcer l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui cherche à réaliser une Afrique à la hauteur de nos désirs. Pour atteindre ces aspirations des peuples africains, la jeunesse du continent sera en première ligne.

C’est pourquoi les jeunes Africains doivent chercher de toutes leurs forces à jouer un rôle de leader, ou du moins un rôle actif, dans l’économie numérique et l’avenir du monde du travail. Cela ne sera possible que si nous développons un profil correspondant aux compétences qui seront déterminantes pour les professionnels ou les entrepreneurs de l’ère numérique. Il faut notamment développer un caractère personnel qui inspire confiance et adopter une vision stratégique qui envisage l’avenir de façon créative, reconnaisse le besoin de flexibilité face au changement et lors de la résolution de problèmes complexes, et conserve une attitude positive.

Pour cultiver ces compétences, je propose d’établir des académies en admission libre qui enseignent le leadership responsable dans toute la région et au sein des institutions, et qui soient appuyées par les États ou les organisations internationales. Cette académie, que j’appellerai Open Academy of Responsible Leadership (Académie libre de leadership responsable), serait un espace aussi idéal que réel permettant de développer des capacités complexes afin d’améliorer le profil de l’entrepreneur et le capital humain à l’ère numérique.

Les traditions africaines et les grands leaders du passé, comme le peuple bantou, ont résolu avec succès des problèmes complexes à l’aide de valeurs et de principes que j’appelle le leadership responsable.Grâce à ces approches, nous pouvons identifier et développer des compétences comportementales, à travers les valeurs et principes du leadership responsable, afin d’améliorer les capacités nécessaires pour que la jeunesse africaine puisse devenir un atout durable pour le continent.

Afin d’atteindre ce but, il existe plusieurs objectifs spécifiques : 

  • Introduire des séances de mentorat, des ateliers, des conférences et des opportunités d’observer la pratique du leadership responsable en matière de développement personnel dans le contexte organisationnel. Ces séances auraient lieu dans des centres de formation professionnelle et seraient intégrées aux formations des communautés rurales, afin de susciter la créativité et de stimuler une vision stratégique chez les jeunes, dans un environnement où souvent, ils ne savent pas ce qu’ils ont l’intention de faire dans l’avenir proche ou lointain.
  • Initier des séances de formation dans tous les pays de la région en utilisant des réseaux de bénévoles, sélectionnés et formés pour pouvoir toucher les jeunes gens qui vivent en dehors de la sphère de l’éducation formelle, à l’aide d’initiatives innovantes apportant une vraie valeur ajoutée.
  • Créer une plateforme numérique qui sera utilisée pour développer et affûter les compétences exigées à l’ère du numérique.

Il est évident que la réussite des jeunes Africains exige une méthode de préparation qui ne se limite pas à l’acquisition de compétences techniques, mais qui cultive aussi des aptitudes comportementales non enseignées dans les lycées et les universités. Nous devons penser en termes de systèmes alternatifs qui apporteraient une valeur ajoutée à la jeunesse africaine.

Tel est mon engagement, en tant que citoyen impliqué dans la société civile, stagiaire des services juridiques, ancien président de l’Association des étudiants de l’Université catholique d’Angola, cofondateur de la première pépinière d’entreprises de la communauté universitaire angolaise, et en tant que membre du premier conseil consultatif d’anciens boursiers du YALI d’Afrique australe. Mes écrits sur le leadership responsable témoignent de ce résultat. Je suis convaincu que les options technologiques, innovations et créations du siècle actuel doivent être associées aux questions éthiques, guidant ainsi l’humanité vers la réussite et l’épanouissement à long terme des individus et des organisations.

La solution que je propose peut favoriser une prise de conscience des jeunes Africains au sujet de l’avenir et les encourager à jouer un rôle unique dans l’économie numérique et les emplois de demain, en Afrique et ailleurs, en devenant actifs, compétitifs et productifs.

Henriques Francisco Ngolome, de l’Angola, est un lauréat de la compétition régionale Blog4Dev 2019, organisée par la Banque mondiale en Afrique.


Auteurs

Henriques Francisco Ngolome

Lauréat du concours régional Blog4Dev2019 en Angola, organisé par la Banque mondiale Afrique.

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