
À l’approche du 10e Forum urbain mondial qui se tiendra à Abou Dhabi la semaine prochaine,
Dans un récent rapport consacré à l’inclusion sociale en Afrique, nous mettons en évidence l’importance des facteurs territoriaux. En effet, . Ce constat n’est certes pas propre à l’Afrique ni étonnant. Ces zones « laissées-pour-compte », où les populations souffrent d’un manque d’accès aux marchés, aux services et aux opportunités, existent partout dans le monde. Les perspectives d’avenir d’un enfant dépendent en grande partie de l’endroit où il naît : c’est une réalité aussi bien aux États-Unis (a) que dans les pays africains.
M.N. Srinivas (a) au sujet de l’Inde. Dans notre rapport sur l’inclusion sociale en Afrique, nous nous interrogeons sur la place de l’origine ethnique dans la pauvreté. Nous savons bien sûr que la question ethnique est controversée, en Afrique comme ailleurs dans le monde. Mais nous savons également que certains groupes ethniques sont surreprésentés parmi les populations pauvres et qu’ils sont en général concentrés dans certaines zones ou régions.
— comme l’a énoncé il y a plus de cinquante ansAfin d’éclairer la relation entre ethnicité et pauvreté en Afrique, nous avons utilisé les données issues des enquêtes démographiques et sanitaires, qui comportent des informations sur l’origine ethnique et la richesse (en fonction des biens détenus par les ménages). Notre analyse a porté sur neuf pays : Afrique du Sud, République démocratique du Congo, Kenya, Malawi, Mozambique, Nigéria, Ouganda, Sierra Leone et Zambie. En examinant la situation des dix principaux groupes ethniques dans les zones rurales et urbaines de chaque pays, nous avons constaté que l’origine ethnique est effectivement liée au niveau de richesse, mais que cette corrélation s’observe surtout dans les zones rurales et moins dans les villes. Voici un aperçu de nos conclusions :
- Dans chacun des neuf pays étudiés, certains groupes ethniques sont surreprésentés parmi les 20 % de la population les plus pauvres.
- La taille des groupes ethniques ne semble pas être déterminante. Cela n’est peut-être pas surprenant, mais c’est néanmoins remarquable, car ce résultat montre, contrairement à un mythe répandu, que l'inclusion ne se réduit pas à la question des minorités. Certains groupes ethniques particulièrement importants sont en général surreprésentés chez les pauvres.
- C’est dans les zones rurales du Nigéria, du Kenya et de l’Ouganda que les écarts de représentation selon l’origine ethnique dans le quintile le plus pauvre sont les plus élevés, tandis que l’on observe une dispersion plus faible en Zambie et au Mozambique. Ce qui peut s'expliquer, entre autres raisons, par le type et le nombre de groupes ethniques dans ces pays.
Si ces résultats vous semblent complexes, c’est parce qu’ils le sont : on ne peut pas apporter de réponses simples et évidentes à la question du lien entre identité sociale et territoire.
Nous vous invitons à lire le rapport pour appréhender dans toute sa complexité la problématique de la pauvreté et de l’ethnicité dans les zones rurales et urbaines. Suivez-nous et participez aux débats qui verront le jour à l’occasion du 10e Forum urbain mondial autour des multiples facettes des enjeux de l’espace urbain.
POUR EN SAVOIR PLUS :
- Au 10e Forum urbain mondial avec la Banque mondiale
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Je suis d'accord
La seule cause pour moi qui vis depuis toujours en afrique et en ma qualite econoimiste simple ,c'est le manque d'investissement en milieux rural dans le secteur educatif et agricol permettant occuper les ruraux aux activites de revenus. Ce manque les poussent a aller vers ou des opportunuites se presentent. C'est la meme chose que l'immigration des jeunes africains vers l'europe et ailleurs