Rémunération des femmes et congés parentaux en tête des réformes menées depuis 2019 à travers le monde

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Selon l'édition 2021 du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit de la Banque mondiale, 27 économies dans le monde, toutes régions et catégories de revenu confondues, ont promulgué des réformes pour supprimer les obstacles à l'inclusion économique des femmes et multiplié les bonnes pratiques en matière de législation depuis 2019, et ce malgré la pandémie de COVID-19. La majorité des réformes ont porté sur l’adoption ou la modification de lois qui ont une incidence sur la rémunération des femmes et sur les congés parentaux.

La plupart des réformes concernent des lois qui ont une incidence sur la rémunération des femmes

Le Bahreïn, le Monténégro, l'Arabie saoudite et le Viet Nam ont supprimé les restrictions d'accès à des emplois auparavant jugés dangereux pour les femmes. L'Arabie saoudite et le Monténégro ont également éliminé toutes les limitations à leur emploi dans des secteurs industriels tels que l'exploitation minière, la construction, l'industrie manufacturière et le secteur de l'eau, mettant ainsi les hommes et les femmes sur un pied d'égalité. Le Costa Rica et l'Arabie saoudite ont levé les interdictions au travail de nuit des femmes.

Les Îles Marshall, la Nouvelle-Zélande et les Émirats arabes unis ont réformé leurs législations pour introduire des dispositions imposant l'égalité de rémunération entre les hommes et les femmes pour un travail de même valeur. 

Les réformes relatives aux congés parentaux et au mariage occupent une place importante

Les lois facilitant l'emploi des mères de famille ont continué d’occuper une place importante dans les processus de réforme. Cinq économies ont progressé dans ce domaine, avec un total de huit réformes. L'Éthiopie a passé le congé de maternité rémunéré de 90 à 120 jours et a instauré le droit à trois jours de congé de paternité payé.  Le Suriname, qui comptait auparavant parmi les six économies du monde où l’arrivée d’un enfant ne donne pas lieu à des congés rémunérés, a institué des congés de maternité et de paternité fixés respectivement à 16 semaines et huit jours. L'Autriche a également introduit un congé de paternité payé, tandis que l'Irlande et les Émirats arabes unis ont fait du congé parental rémunéré un droit individuel, ouvert à chaque salarié à la naissance d'un enfant. Les Émirats arabes unis sont ainsi aujourd'hui la première et seule économie du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord à avoir mis en place un congé parental rémunéré. 

Malgré ces avancées, le rapport constate que la parentalité est le domaine où la marge de progression est la plus importante à l'échelle mondiale. Cet indicateur prend notamment en compte le droit à un congé parental rémunéré, le niveau de prise en charge des prestations par l’État et l'interdiction de licenciement des femmes enceintes. Des réformes sont aussi requises pour s’attaquer aux restrictions auxquelles se heurtent les femmes dans les types de professions, les tâches et les heures de travail autorisés et qui les cantonnent à des emplois moins bien rémunérés. Enfin, dans 100 économies, la législation n'impose pas l'égalité salariale entre les hommes et les femmes s’acquittant d’un travail d’une même valeur. 

Téléchargez le rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2021 (a) pour plus de détails. Et rendez-vous sur le site web du rapport pour d’autres éclairages et analyses.

Shuting Sun et Divyanshi Wadhwa ont contribué à ce billet.


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