14 décembre 2020 : Les temps forts d’une semaine bien remplie

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À l’approche de la fin de l’année, je souhaiterais revenir sur l’agenda particulièrement dense de ces derniers jours.

La semaine a commencé lundi 7 décembre par la réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales du G7. J’ai pu faire le point sur nos activités, en ce qui concerne notamment nos opérations de prêts et de dons, les efforts de réduction et de transparence de la dette, les préparatifs pour les vaccins anti-COVID et le processus urgent d’apurement des arriérés du Soudan.

  • Nous sommes en bonne voie d'atteindre cette année un niveau de financements absolument sans précédent, avec près de 70 milliards de dollars alloués par la BIRD et l’IDA en 2020, ce qui correspond à un montant supérieur de deux tiers à la moyenne. À cela s’ajoutent les engagements d’IFC et de la MIGA, qui ont également connu une expansion rapide.
  • Sur le front de la vaccination, nous procédons actuellement à un travail d’évaluation des besoins pour 100 pays, et prévoyons de soumettre prochainement des projets de financement à l’examen du Conseil des administrateurs.
  • Sur la question de l’endettement, en dépit des progrès accomplis en faveur d’un allègement de la dette avec la mise en place d’un cadre commun sous l’égide du G20, cette initiative risque de se révéler insuffisante. Les processus de restructuration en cours sont en effet assortis de taux d'intérêt élevés et d’un niveau de concessionnalité ou de transparence trop faible. Nous collaborons avec le FMI afin d’améliorer notre méthode d’évaluation de la viabilité de la dette et, dans les cas où celle-ci n’est pas soutenable, de parvenir à une réduction substantielle de la dette.
  • À l’occasion de cette réunion, j’ai joint ma voix à celle des autres participants pour saluer l’action de Steven Mnuchin à la tête du G7 et apporté le soutien total du Groupe de la Banque mondiale à la prochaine présidence du Royaume-Uni, en 2021.

J’ai de nouveau abordé toutes ces questions, ainsi que les perspectives économiques mondiales pour l’année qui vient, avec Kate Davidson, dans le cadre du CEO Council Forum du Wall Street Journal (a), puis avec Raj Kumar lors d’un entretien pour DevEx World (a) et, enfin, avec Dan Runde, du Center for Strategic and International Studies (CSIS) (a).

Lors de ce dernier entretien, je me suis exprimé sur les défis du développement, de la vaccination et de la dette, et sur les raisons pour lesquelles les inégalités entre pays riches et pays pauvres continuent de se creuser, tandis que les revenus médians dans le monde en développement n’ont pas progressé.

  • Parmi les principaux problèmes auxquels il faut s’atteler, j’ai cité en particulier les barrières commerciales, le poids des groupes d'intérêt et les systèmes de change multiples.

Mercredi dernier, j’ai également eu le plaisir de prendre part à une table ronde consacrée aux politiques économiques et relations internationales de la Chine, animée par Eunice Yoon (CNBC) et coorganisée par le GeoEconomics Center (a), un nouveau programme de l’Atlantic Council, et le think tank MacroPolo du Paulson Institute.

Le jeudi, lors d’une réunion avec les dirigeants des banques multilatérales de développement, j’ai précisé les avancées des travaux accomplis par le Groupe de la Banque mondiale afin d’évaluer l’état de préparation des pays pour la vaccination contre le COVID-19.

  • J’ai également pu détailler notre nouvel objectif visant à consacrer 35 % de nos financements à des projets ayant des retombées positives sur le climat, et souligner l’importance de cet enjeu pour le développement. Mon intervention a aussi mis l’accent sur l’importance d’assurer une coopération à l’échelle nationale pour les projets de développement, ainsi que sur la nécessité de réduire le fardeau de la dette qui pèse sur les populations les plus pauvres du monde.

Je vous invite par ailleurs à lire la tribune publiée dans le Financial Times (a), jeudi dernier, sur le thème de l’éducation.

  • J’y rappelle que le retour des élèves à l'école est une priorité pour le développement, à l’heure où l’on assiste à la détérioration des indicateurs d’apprentissage sur fond de confinement et à l’aggravation des inégalités. La pandémie est venue mettre en évidence le rôle de l’éducation comme expérience sociale, et amplifier la nécessité d’investir dans des protocoles sanitaires à même de protéger les enseignants et les élèves au moment de leur retour en classe.

Enfin, la semaine s'est achevée samedi avec le Sommet sur l'ambition climatique, organisé sous l’égide des Nations Unies, du Royaume-Uni et de la France, qui m’a donné l’occasion de présenter les engagements du Groupe de la Banque mondiale dans ce domaine. Alors que le niveau de nos investissements climatiques a battu des records historiques l’an dernier, nous nous fixons pour nouvel objectif de porter la part de nos financements en faveur de l’action climatique à 35 % en moyenne au cours des cinq prochaines années.

  • Le dérèglement du climat est, avec la lutte contre la pandémie, la pauvreté et les inégalités, l’un des enjeux majeurs de notre époque.
  • Nous ne pouvons pas réussir à aider les pays à réduire la pauvreté sans relever les défis du changement climatique, et le Groupe de la Banque mondiale est déterminé à aller encore plus loin au cours des cinq prochaines années.

Je vous adresse à tous mes meilleurs vœux de joie et de santé et vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d’année.

Ce billet a été initialement publié en anglais sur Linkedin (a)

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