Vers une reprise résiliente : retour sur les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale

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Le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, aux Réunions de printemps 2021. Photo : Groupe de la Banque mondiale
Le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, aux Réunions de printemps 2021. Photo : Groupe de la Banque mondiale

Alors que les Réunions de printemps 2021 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) touchent à leur fin, je me réjouis du soutien vigoureux qu’ont apporté tous nos actionnaires, ainsi que les membres du G7, du G20 et du Comité du développement, à l'action de la Banque sur le climat, la dette, les vaccins et plus généralement sur les grandes priorités du développement. Le Groupe de la Banque mondiale a réagi rapidement pour aider autant de pays que possible à faire face à la pandémie de COVID-19.

Et si je me félicite de la célérité, de l’ampleur et de la qualité des activités déployées par le Groupe, l’heure n'est pas à l’autosatisfaction face aux défis qui nous attendent. Le moment est venu d’avancer rapidement vers des possibilités et des solutions qui assurent une croissance économique durable et à large assise. Notre réponse collective face à la pauvreté, au changement climatique et aux inégalités déterminera les choix de notre époque.

Voici un tour d’horizon des événements auxquels j’ai eu l’honneur de participer.

Dans un discours adressé à la London School of Economics, j’ai détaillé le rôle du Groupe de la Banque mondiale en faveur d’une reprise post-COVID verte, résiliente et inclusive, en mettant l’accent sur trois champs d'action fondamentaux : le climat, la dette et les inégalités. Afin de relever ensemble ces défis, nous aurons besoin de stratégies intégrées de long terme qui privilégient un développement vert, résilient et inclusif. C'est la clé d’une reprise mondiale large et durable.

J’ai également eu le privilège de m’exprimer dans le cadre de la réunion des Nations Unies sur l’architecture internationale de la dette et les liquidités mondiales (a). Organisée à l’initiative du Secrétaire général de l’ONU António Guterres, du Premier ministre canadien Justin Trudeau et de son homologue jamaïcain Andrew Holness, cette rencontre a mis en lumière l’importance de rechercher des solutions efficaces au problème des dettes souveraines. Réduire les niveaux d'endettement non soutenables est indispensable pour mobiliser des ressources en faveur de la santé, de l'éducation et du climat, et offrir des perspectives d'avenir plus favorables.

La réunion ministérielle Climat et développement m’a offert l’occasion d'éclairer les activités et les plans d’action du Groupe de la Banque mondiale sur le front climatique, et je remercie le président de la COP26 Alok Sharma ainsi que le Royaume-Uni d'avoir été à l’initiative de cette rencontre. Comme l’a souligné le président Sharma, les défis climatiques auxquels sont confrontées les populations les plus pauvres et vulnérables constituent une « injustice fulgurante ». Le Groupe de la Banque mondiale, qui est la principale source de financements climatiques pour le monde en développement, s’emploie activement à aider ses pays partenaires à combattre le changement climatique.

J'ai eu le plaisir d’annoncer les principaux volets du nouveau Plan d’action sur le changement climatique du Groupe de la Banque mondiale, qui a été présenté à notre Conseil au début du mois d'avril. L'intégration des enjeux climatiques dans le développement est essentielle pour réaliser notre double objectif de réduction de la pauvreté et de promotion d’une prospérité partagée, et ce plan s’attache à obtenir des résultats à la fois en matière d'atténuation des émissions et d’adaptation. Le Groupe de la Banque mondiale s'efforce en particulier d'améliorer les diagnostics afin d'aider les pays à maximiser l’impact des financements climatiques.

Le conclave sur le capital humain réuni par la Banque mondiale était consacré à l’importance d’« investir dans le capital humain en vue d’un redressement vert, résilient et inclusif ». Dans un contexte marqué par les efforts de relance post-pandémie, j’ai insisté sur trois aspects essentiels : l’investissement dans les populations, l’efficacité des dépenses et la bonne gouvernance. 

J’ai également eu le plaisir d’accueillir la secrétaire au Trésor des États-Unis Janet Yellen et la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva (a) pour une discussion à trois voix sur les enjeux d’un « avenir vert, résilient et inclusif ». Nous avons évoqué l’urgence posée par le changement climatique, la nécessité d'œuvrer en faveur d’une reprise mondiale plus résiliente et les mesures prises par les États-Unis, le FMI et le Groupe de la Banque mondiale en riposte à la crise de la COVID.

Lors de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 (a), j’ai loué la présidence italienne pour son soutien en faveur des pays les plus vulnérables, avant de faire le point sur nos activités en matière de climat et de dette, et d’insister sur la nécessité d’apporter des ressources supplémentaires aux pays en développement afin d'accompagner leurs efforts de redressement.

Parce que l'allégement du fardeau de la dette dans les pays en développement est une priorité fondamentale pour le Groupe de la Banque mondiale, j’ai été heureux de rejoindre la ministre des Finances de l’Angola Vera Daves de Sousa, la directrice générale de Citi Julie Monaco et le directeur général de Save the Children Kevin Watkins pour une discussion stimulante autour du thème « Repensons la dette ».

Alors que le Groupe de la Banque mondiale est déterminé à œuvrer en faveur d’un développement durable, notre événement consacré aux « Transitions écologiques » m’a permis de prendre part à une riche discussion sur les priorités de la lutte contre le changement climatique et le financement des infrastructures nécessaires à la décarbonation des économies, aux côtés d’invités de premier plan : John Kerry, l’envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat, Sri Mulyani Indrawati, la ministre des Finances de l'Indonésie, et Shemara Wikramanayake, la présidente et directrice générale de Macquarie Group. Au cours des deux premières années de mon mandat à la présidence du Groupe de la Banque mondiale, nos investissements climatiques ont atteint des niveaux records, et nous redoublons d’efforts pour aller encore plus loin.

Le déploiement des vaccins anti-COVID dans les pays en développement est une condition indispensable à la reprise mondiale. À l’occasion d’un événement phare intitulé « Des vaccins pour les pays en développement », j’ai mis l’accent sur l’importance de renforcer la transparence dans les accords contractuels afin d’élargir l’accès aux vaccins pour les pays en développement et d’augmenter la production. Je remercie ici toutes celles et ceux qui ont participé à cet événement, et en particulier le pape François, le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesu, la directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala, la directrice générale de l’UNICEF Henrietta Fore et le directeur général de Gavi - l’Alliance du vaccin Seth Berkley.

Enfin, j’ai eu le plaisir de conclure cette semaine de Réunions en m’adressant (a) au Comité du développement. Ce forum sans équivalent, qui réunit gouvernements des économies développées et en développement, pays prêteurs et emprunteurs, avec pour objet principal de se pencher sur les besoins de développement et de financement, assure une fonction unique et absolument essentielle à l’heure des efforts de reconstruction post-pandémie. Dans mon allocution, j’ai souligné l’importance de résoudre les problèmes de viabilité et de transparence de la dette et les défis de la vaccination, et insisté sur la nécessité de se doter de stratégies de long terme pour aider les pays à instaurer un développement vert, résilient et inclusif.

Les Réunions de printemps ont également été ponctuées de rencontres bilatérales qui m’ont permis de m’entretenir avec un grand nombre de dirigeants, dont notamment :

J’ai également eu le plaisir de dialoguer avec les ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, les ministres et gouverneurs du G24, le Bretton Woods Committee, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 et la Coalition des ministres des Finances pour l'action climatique.

Enfin, je tiens à remercier Kristalina Georgieva et le FMI, avec lequel nous coorganisons les Réunions de printemps. Nos deux institutions entretiennent une collaboration étroite sur la dette, le climat et d’autres enjeux majeurs, et nos équipes continueront d’œuvrer ensemble en direction d’une reprise mondiale réellement résiliente.

Je souhaite exprimer toute ma reconnaissance à l’ensemble de nos collaborateurs et partenaires qui ont contribué à la richesse de ces Réunions. Dans nos efforts de reconstruction, je suis convaincu que nous pouvons impulser ensemble une reprise qui assure une progression large et durable de la prospérité dans le monde, en particulier pour les plus pauvres et les plus vulnérables.

Ce billet a été publié initialement en anglais sur le site LinkedIn. 

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