COVID-19 : la Banque mondiale apporte son aide aux pays pour l'achat de fournitures médicales essentielles

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Alors que le monde doit faire face à la crise provoquée par le coronavirus (COVID-19), la Banque mondiale aide les pays clients à organiser leur riposte. Le Groupe de la Banque mondiale va ainsi débloquer jusqu'à 160 milliards de dollars au cours des 15 prochains mois pour soutenir les mesures nationales de réponse immédiate aux conséquences sanitaires de la pandémie, pour aider les familles et les entreprises et pour favoriser la reprise économique. Après avoir lancé dès le 2 avril une première série de financements accélérés destinés à répondre à l’urgence sanitaire, nous accompagnons nos emprunteurs dans la mise en œuvre de ces projets d'urgence. L’un des principaux enjeux aujourd’hui est de leur permettre d’avoir accès à des équipements et matériels médicaux indispensables.

Au fur et à mesure de la propagation de la pandémie, les stocks d'équipements de protection individuelle et de produits de santé fondent rapidement, partout dans le monde.

Les fabricants de fournitures médicales intensifient leur production, mais la demande dépasse l'offre, et de loin. Au fur et à mesure de la propagation de la pandémie, les stocks d'équipements de protection individuelle et de produits de santé fondent rapidement, partout dans le monde , et ils sont même totalement indisponibles dans certains endroits. C'est une course contre la montre pour s'en procurer, car les délais de livraison s'allongent. Les pays doivent être prêts à passer commande rapidement sous peine de laisser filer une affaire ou de perdre leur tour dans la file d'attente des acheteurs. La logistique de livraison des fournitures est aussi mise à très rude épreuve. Les capacités de fret aérien sont tirées au maximum, les solutions se limitant à un petit nombre de vols. Dans certains cas, les fournisseurs recourent au transport maritime et terrestre, car la voie aérienne est restreinte, très coûteuse ou peu fiable.

Comment la Banque mondiale réagit-elle face à ces perturbations de l'approvisionnement ?

D'une part, le Cadre de passation des marchés de la Banque mondiale permet aux pays emprunteurs d’accélérer les procédures d'achat des biens et des services nécessaires aux interventions d'urgence. Cependant, la demande de fournitures médicales est tellement pressante et impérieuse aujourd'hui que nous devons faire preuve de plus de créativité et trouver de nouvelles façons d'aider nos clients.

D'autre part, dans ces circonstances difficiles, nous renforçons notre soutien et proposons une nouvelle solution pour aider les pays à se procurer les fournitures médicales dont ils ont un besoin critique, à savoir des services de facilitation des achats. Outre les matériels et équipements médicaux achetés par leurs propres moyens selon des procédures simplifiées, ou les commandes passées par l'intermédiaire d'un organisme des Nations Unies, les gouvernements peuvent désormais demander à la Banque mondiale de leur faciliter l'accès aux fournisseurs internationaux et de négocier les prix et d'autres clauses du marché en leur nom. Précision importante : ce service n'est proposé que pour l'achat d'équipements et de fournitures médicales dans le cadre des interventions d'urgence sanitaire liées au coronavirus.

Dans ces circonstances difficiles, nous renforçons notre soutien et proposons une nouvelle solution pour aider les pays à se procurer les fournitures médicales dont ils ont un besoin critique.

Nous travaillons, dans la mesure du possible, sur la base des demandes agrégées des différents pays et procédons à des études de marché poussées. La Banque mondiale intervient en tant que facilitateur. Nous ne facturons aucuns frais supplémentaires, nous n'agissons pas en tant que représentant légal de nos clients et nous ne signons aucun contrat. La responsabilité de ces décisions relève de nos pays clients. Néanmoins, tout en restant dans les limites de ce cadre opérationnel, nous les accompagnons tout au long du processus de passation des marchés. Les pays restent également responsables de la logistique, mais nous leur offrons une aide pratique pour prendre les dispositions nécessaires.

La Banque mondiale intervient en tant que facilitateur. Nous ne facturons aucuns frais supplémentaires, nous n'agissons pas en tant que représentant légal de nos clients et nous ne signons aucun contrat.

Nous avons déjà contacté plus de 3 000 fournisseurs et avons transmis aux pays des offres détaillées pour des fournitures d'une valeur totale de plusieurs centaines de millions de dollars. Jusqu'à présent, nos clients nous ont fait savoir qu'ils souhaitaient commander pour 100 millions de dollars environ d'équipements et de fournitures. Les contrats relatifs à ces commandes fermes ont été négociés avec les fournisseurs et ont été envoyés à plusieurs pays pour signature. 

Le premier contrat ainsi conclu concerne l'achat de 250 respirateurs pour le Kenya, dont le gouvernement a réceptionné la première livraison. Quatre autres contrats ont été signés par le Mozambique, São Tomé-et-Principe, les Comores et le Lesotho. Enfin, la passation de plusieurs autres marchés devrait être finalisée au cours des prochaines semaines. 

Les risques liés à la pandémie sont considérables et la vie quotidienne est fortement perturbée dans presque toutes les régions du monde. Nous pensons qu'en cette période exceptionnelle, où la rapidité et l'accès aux marchés sont critiques, nos pays clients ont besoin de cet appui supplémentaire. En effet, l'impossibilité d'obtenir les fournitures et équipements médicaux dont ils ont un besoin vital est l'un des plus grands dangers auxquels ils risquent d’être confrontés à l'heure de l’urgence sanitaire.

La Banque mondiale se mobilise rapidement et de manière proactive pour aider ses pays clients, et nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour être aux côtés de ceux qui ont le plus besoin de notre soutien.


VOIR AUSSI :

L'actualité du Groupe de la Banque mondiale face à la pandémie de COVID-19

Cadre de passation des marchés de la Banque mondiale (a)

Prenez part au débat

Nzeyimana Isidore
14 mai 2020

Bjr c'est bien de penser à la pandémie de COVID19 mais le problème dans les pays en développement ce n'est pas la fourniture des produits mais la fourniture des vivres pour diminuer la circulation du virus par la transmissions par contact parce-quela population vive jour par jour et les gouvernements profiten l'aide pour leurs poche imagine tu peux acheter la masquée de cinq cent frw sans acheté du bois de chauffage ? Consultez et voir la solution durable pour le monde selon ses moyens par pays et gestion de ces moyens
Merci

manyonga sulu
14 mai 2020

nous avons besoin d aide des materiels , je suis en rdcongo au milieu rural c est terrible ; je suis medecin