Le point au 21 mars 2020 : nous concentrer sur Covid-19

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Alors que la crise provoquée par le Covid-19 a continué de s'aggraver au cours de la semaine écoulée, voici les grandes lignes de l'action du Groupe de la Banque mondiale pour y faire face.    

  • Le mardi 17 mars, les Administrateurs de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC) ont approuvé une enveloppe de financement accéléré portée à 14 milliards de dollars afin d’accompagner les efforts déployés par les entreprises et les pays en vue de prévenir, détecter et faire face à la propagation rapide du Covid-19.

  • Dès la fin de la semaine dernière, les équipes de la Banque mondiale travaillaient sur le développement de projets dans 40 pays, pour un montant total de 1,7 milliard de dollars au titre de ce dispositif d’urgence. Les opérations en Afghanistan et en Éthiopie, qui sont à ce jour les plus abouties, seront soumises à l'examen du Conseil des administrateurs la semaine prochaine. Des réunions de décision concernant 14 autres pays sont également prévues dans les jours qui viennent, ce qui fournira un cadre pour la mise en place d’actions rapides ailleurs. Cette démarche nous permettra de reproduire un projet dans un même pays, en intégrant par exemple les éventuels cofinancements d’autres banques multilatérales de développement dans le cadre d’une opération de suivi, mais aussi de reproduire rapidement un projet dans plusieurs pays.
  • Outre son dispositif de financement accéléré, la Banque mondiale appuie la lutte contre le Covid-19 en restructurant des projets existants. Cette restructuration est en cours dans 24 pays, répartis dans l’ensemble des régions du monde, et concerne actuellement un montant total de 1,5 milliard de dollars. IFC s’emploie aussi activement pour commencer à intensifier le financement de crédits commerciaux et de fonds de roulement au profit de ses clients. Les Administrateurs vont travailler sur ces initiatives au cours des deux à quatre prochaines semaines.
  • Je me suis entretenu en visioconférence, mercredi 18 mars, avec le Conseil mondial de suivi de la préparation aux pandémies (GPMB), qui est coprésidé par Gro Harlem Brundtland, ancienne Premier ministre de la Norvège et ancienne directrice générale de l’OMS, et par Elhadj As Sy, ancien secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Nous avons évoqué, avec plusieurs confrères, la propagation du Covid-19, les mesures nécessaires pour faire progresser le diagnostic, les traitements et les vaccins, ainsi que l’appui du G20 à la Coalition pour l’innovation et la préparation aux épidémies (CEPI).
  • J’ai abordé les mêmes sujets la semaine dernière avec les coprésidents de la Fondation Bill & Melinda Gates. Alors qu’une rencontre était programmée à Seattle, nous avons finalement communiqué avec Bill et Melinda par visioconférence, pour une discussion fructueuse sur l’importante collaboration entre le Groupe de la Banque mondiale et la Fondation Gates, et plus particulièrement sur l'action à mener contre le Covid-19.
  • Jeudi, le vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Ferid Belhaj, a rassemblé en mode virtuel les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales de la région afin de se pencher sur leurs besoins face au Covid-19. Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Hafez Ghanem, en a fait de même, la semaine dernière, avec une quarantaine de ministres et gouverneurs africains.
  • Une autre tâche importante a consisté à déterminer des modalités de passation des marchés rapides pour faciliter les achats en gros, en complément des procédures nationales régulières. Notre collaboration avec les autres banques multilatérales de développement et le FMI, qui a notamment donné lieu le 19 mars à une visioconférence présidée par le directeur général de la Banque mondiale Axel van Trotsenburg, vise à évaluer et répondre aux besoins immédiats dans le domaine sanitaire, cofinancer des programmes dans les pays et anticiper les conséquences économiques à long terme.
  • Par ailleurs, la Banque mondiale assure la poursuite d’autres projets importants. Lundi 16 mars, elle a par exemple réaffecté une enveloppe de 13,8 millions au titre d’un projet en cours afin de renforcer la lutte contre l’invasion de criquets pèlerins au Kenya. Ces fonds permettront de financer des avions, des véhicules et des équipements de surveillance, la pulvérisation terrestre et aérienne de pesticides, le rétablissement des moyens de subsistance et la mise en place de six stations de coordination principales. De fait, alors que nous nous employons vigoureusement à ralentir la propagation du Covid-19, nous devons aussi rester vigilants face aux autres menaces.

Le télétravail s'est généralisé au sein de notre personnel. Cette transition ne se fait pas sans à-coups, et nous avons beaucoup communiqué en interne, tout au long de la semaine, sur nos avancées et nos difficultés. Je salue la résilience encourageante de notre personnel et sa capacité à continuer de se concentrer sur les urgences. Et je me félicite du recours aux moyens technologiques de communication : lundi, par exemple, nous avons recensé 800 sessions vidéo simultanées et 3 700 réunions virtuelles au total au cours de la journée. Le système que nous avons en place, nos relations de travail étroites et notre expertise mondiale devraient nous permettre de poursuivre notre travail.

Alors que la semaine prochaine apportera son lot de défis urgents, je tiens à remercier chaleureusement tous nos employés et collègues qui, à travers le monde, œuvrent avec énergie et constance pour faire face à cette crise. 

Cet article a été initialement publié sur LinkedIn.


VOIR AUSSI : L'actualité du Groupe de la Banque mondiale face à la pandémie de COVID-19


 

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Nsengiyumva Pierre Claver
01 avril 2020

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