Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Productivité de la main-d’œuvre et soft skills

Markus Goldstein's picture
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On parle beaucoup des soft skills et de la façon dont ces compétences humaines et savoirs comportementaux pourraient faire augmenter la productivité et les revenus. C’est le sujet qu’ont choisi Achyuta Adhvaryu, Namrata Kala et Anant Nyshadham pour leur nouvelle étude (a) consacrée au retour sur investissement de la formation aux soft skills pour des ouvrières d’usine en Inde. Ces auteurs présentent des arguments convaincants pour expliquer que les entreprises ont tout intérêt à proposer ce type de formations.
 
Plantons le décor : nous partons pour le sud de l’Inde, où les auteurs de l’étude se sont intéressés à la plus grande entreprise exportatrice de prêt-à-porter du pays. Les ouvrières, car ce sont exclusivement des femmes, travaillent sur des lignes de production qui comptent environ 70-100 personnes. Chaque ouvrière effectue une tâche bien définie, qui entre dans la fabrication d’un seul type de vêtement — l’article fournit une description précise de ce processus de production, qui pourrait bien changer le regard que vous portez sur votre garde-robe... En concertation avec l’entreprise, les auteurs ont choisi au hasard des lignes de production, puis des ouvrières, pour leur faire bénéficier d’une formation.
 
Les soft skills revêtent de nombreuses formes. De quoi s’agit-il ici ? Le programme, axé sur l’épanouissement personnel et professionnel, couvre divers sujets : gestion du temps, efficacité de la communication, résolution de problèmes et connaissances financières de base. Il se compose de 80 heures de cours, réparties sur 11 mois, prises à part égales sur le temps libre et sur le temps de travail de l’employée. 

Partenariats public-privé : comment créer un environnement plus inclusif pour les PME ?

Jenny Chao's picture
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Photo: Lufa Farms | Flickr Creative Commons
 

Vous est-il déjà arrivé de parcourir les rayons d’un supermarché, perplexe devant l’immensité du choix, et de rentrer chez vous sans avoir acheté le produit que vous cherchiez au départ ? Ou, à l’inverse, de trouver tout ce qu’il vous faut dans un petit commerce ?

Beaucoup de raisons nous incitent à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), notamment parce qu’elles connaissent parfaitement les produits qu’elles vendent, parce qu’elles proposent un service personnalisé et parce que l’on a la satisfaction de contribuer directement à l’économie locale.

De véritables écosystèmes : Comment les réseaux peuvent stimuler les incubateurs africains

Alexandre Laure's picture
Des entrepreneurs dynamiques soutenus par l’incubateur Nord-Sud Bond’Innov. Crédit : Bond’Innov

À travers l'Afrique francophone, des incubateurs émergent rapidement pour accompagner une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs. Malgré leur énorme potentiel, les incubateurs ne sont que l'un des nombreux acteurs d'un vrai écosystème entrepreneurial. C'est pourquoi il est de plus en plus important que les incubateurs - en plus d'allouer les ressources, les services et le financement nécessaires à des start-ups prometteuses - fournissent aux incubés une plateforme pour partager et transférer des connaissances à travers l'écosystème, non seulement avec leurs pairs, mais aussi avec les investisseurs, les centres de recherche, les experts de l'industrie, sur lesquels leurs entreprises finiront par dépendre.

Au Pérou, grâce à l'obtention d'une carte d’identité, la petite Pierina a pu sortir du monde du silence

Ana Coyne Alonso's picture
© Daniel Silva Yoshisato


Miluska Perez a compris que sa fille Pierina avait des problèmes d’audition quand l’enfant était encore bébé : « J’ai commencé à me demander si elle pouvait m’entendre », raconte-t-elle.
 
Après plusieurs batteries de tests, les médecins lui annoncent que sa fille présente une « surdité profonde » et qu’un simple appareil auditif ne suffira pas. La seule solution passe par la pose d’un implant cochléaire. Pour Miluska, qui travaille comme gardienne de nuit dans un restaurant haut de gamme de Lima, la capitale du Pérou, la nouvelle fait l’effet d’une bombe : « C’est comme si on m’avait vidé un seau d’eau glacée sur le corps », se souvient-elle. « J’étais paralysée, incapable de la moindre réaction. »

L’agriculture, une voie d’avenir pour les jeunes ?

Luc Christiaensen's picture
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Le secteur agricole continue d’offrir de nombreuses opportunités d’emploi intéressantes, sur les exploitations et en dehors. Y compris pour les jeunes ?
 
Quels sont les secteurs qui pourraient employer (a) les jeunes demain ? On pense tout de suite à la technologie et à l’internet, mais pas à l’agriculture. En effet, le développement économique s’est toujours accompagné d’un recul de l’emploi agricole. En outre, les méthodes de production alimentaire traditionnelles ne sont pas particulièrement attrayantes… Mais les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont en train de révolutionner ce secteur, tandis que l’urbanisation et l’évolution des habitudes alimentaires amènent à repenser la façon dont les aliments sont transformés, commercialisés et consommés. Dans ce contexte, l’agriculture est-elle une voie d’avenir pour les jeunes ?

Mieux comprendre les coûts liés aux conventions fiscales : le cas de l’Ukraine

Jan Loeprick's picture
Kiev, Ukraine. Droits d’auteur Creative Commons : Mariusz Kluzniak

Dans un monde de plus en plus interconnecté, la fiscalité internationale n’est plus seulement le domaine spécifique des juristes spécialisés, mais un champ qui intéresse l’ensemble des acteurs du développement économique. De plus en plus de pays ont recours à ce que l’on appelle des conventions fiscales, c’est-à-dire des accords conclus entre deux États pour éviter que des entreprises multinationales ou des particuliers ne soient imposés deux fois. Plus de 3 000 conventions fiscales sont aujourd’hui en vigueur dans le monde. Cependant, même si elles peuvent encourager les investissements, certaines sont aussi devenues des instruments d’optimisation fiscale agressive.

Dans les pays, les conventions fiscales ont, jusqu'ici, peu fait l’objet d’une véritable analyse coûts-avantages. Or, selon plusieurs études globales (a), ces accords peuvent coûter des sommes considérables. Nous nous sommes récemment penchés sur le cas de l’Ukraine, dans une étude consacrée aux coûts directs et indirects des conventions fiscales (a) dans ce pays. Nous espérons que ce travail de recherche pourra servir de base à des analyses permettant une évaluation plus systématique des coûts et avantages liés à ce type d’accord.

À quoi ressemble une ville durable ? Participez au concours photo jusqu’au 6 octobre

Dini Djalal's picture
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Bâtir des villes capables d’offrir aux générations d’aujourd’hui et de demain un environnement sain et opérationnel : c’est l’objectif de la Plateforme mondiale pour des villes durables (GPSC) (a), un partenariat entre villes de tous les continents soucieuses d’installer un développement durable et résilient.
 
À quoi pourraient ressembler ces villes, d’après vous ? La plateforme GPSC, ses partenaires et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) (a) vous invitent à illustrer votre vision des villes durables dans le cadre d’un concours de photographie.
 
Faites-nous partager cette vision en photographiant ce qui, dans votre ville, montre concrètement ou évoque de manière abstraite un développement urbain résilient, durable et solidaire.

Investir pour un avenir lumineux : les projets de PPP dans l’éclairage public

Susanne Foerster's picture
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Opter pour un système d’éclairage public économe en énergie, c’est, pour les communes, un investissement payant à plus d’un titre, avec, à la clé, des transformations qui peuvent changer la change.

D’abord parce que le passage à des diodes électroluminescentes (LED) permet aux municipalités de réduire les coûts liés à la consommation d’énergie, à l’exploitation et à l’entretien, mais également leur empreinte carbone. Ensuite, parce que la modernisation de l’éclairage public et la fiabilité qui en découle ont de multiples retombées sur le plan social et économique : sentiment de sécurité accru, réduction du nombre d’accidents et hausse des activités en soirée.

Par conséquent, pour beaucoup de villes dans le monde, le recours à des technologies modernes pour remplacer des systèmes d’éclairage anciens n’a que des avantages, si ce n’est le coût initial des travaux qui, pour certaines municipalités, peut être prohibitif. D’où l’intérêt de recourir à des partenariats public-privé (PPP) : en attirant des capitaux privés grâce à des PPP, les villes peuvent lever les fonds nécessaires pour mettre en place un système d’éclairage bien pensé, qui soit efficace à long terme et qui réponde à des normes techniques élevées.

Au Viet Nam, c’est le manque de capital humain qui entrave l’accès universel aux soins

Sang Minh Le's picture
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Un jeune médecin volontaire prodigue des conseils médicaux à une femme d’un groupe ethnique minoritaire dans le district de Bac Ha (province de Lao Cai). Photo : Nguyen Huy Hoan/Service des ressources humaines au ministère vietnamien de la Santé



À ma naissance, en 1977, je pesais à peine 2,5 kilos : un poids faible, comme les 100 000 enfants nés après la guerre. Le Viet Nam était alors dans une situation économique très difficile, qui n’épargnait pas son système de santé. Un de mes oncles est mort de la tuberculose à 40 ans. Mon grand-père, un guérisseur traditionnel, n’a pas réussi à le sauver avec des plantes médicinales, et il n’y avait ni médecin ni médicaments là où vivait ma famille. Mes parents ont quitté la campagne pour aller habiter en ville afin que leurs enfants aient un meilleur accès à l’éducation et aux services de santé.

Agriculture 2.0, ou comment l’Internet des objets peut révolutionner les pratiques agricoles

Hyea Won Lee's picture
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Nguyen Van Khuyen (à droite) et To Hoai Thuong (à gauche). Photo : Flore de Preneuf/Banque mondiale



L’année dernière, nous mettions un coup de projecteur sur des agriculteurs vietnamiens dans le delta du Mékong, en mettant en lumière comment ils tentaient de s’adapter au changement climatique. Nous avions rencontré deux éleveurs de crevettes : Nguyen Van Khuyen, qui avait perdu toute sa production en raison d’une trop forte salinité de l’eau, due à une sécheresse extrême, et To Hoai Thuong, qui était parvenu à maintenir son niveau de production grâce à des apports en eau douce. Supposons maintenant que, cette année, où la sécheresse persiste, Nguyen Van Khuyen puise lui aussi dans sa réserve d’eau douce. C’est une bonne décision, mais dont la mise en œuvre n’est pas évidente. Par exemple, où devrait-il apporter de l’eau douce, et en quelle quantité ? À quelle fréquence devrait-il tester la salinité de l’eau ? Et comment faire lorsqu’il doit s’absenter ?

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