Syndicate content

La santé pour tous, une condition indispensable pour mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030

Tim Evans's picture


Chacun doit pouvoir bénéficier de services de santé de qualité, sans risquer de plonger  dans des difficultés financières. Cette conviction, simple mais puissante,  souligne la nécessité d’une couverture sanitaire universelle, désormais inscrite dans les engagements pris au titre des Objectifs de développement durable (ODD).
 
Pourtant, le rapport de suivi que publient aujourd’hui la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé, Tracking Universal Health Coverage: 2017 Global Monitoring Report, donne un sérieux coup de semonce, dont nous ferions bien de tenir compte si nous voulons réellement atteindre cet objectif à l’horizon 2030… 

Les frais de santé ont poussé 100 millions de personnes sous le seuil d'extrême pauvreté en 2010

Tariq Khokhar's picture

 

La couverture santé universelle (CSU) signifie que toutes les personnes doivent pouvoir bénéficier des services de santé dont elles ont besoin sans subir des retombées financières majeures. Un nouveau rapport publié conjointement par la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé, constate que les dépenses de santé poussent environ 100 millions de personnes par an sous le seuil de « l'extrême pauvreté » ( ce qui veut dire qu'elles disposent de moins de 1,90 $ par jour pour vivre) et environ 180 millions par an sous le seuil de pauvreté (3,10 $ par jour).

Vous pouvez accéder au rapport, aux données, aux visualisations interactives et aux documents disponibles en télechargement sur : http://data.worldbank.org/universal-health-coverage/ (a)

Coaching pour les entrepreneurs : ce qui marche et ce qui ne marche pas

Raj Nandy's picture
The Caribbean CIC Team after the Workshop kick-off. © Elaine Tinsley
© Elaine Tinsley

Les start-up des pays émergents peinent à accéder à des programmes de mentorat, et se retrouvent, de ce fait, désavantagées. Pour remédier à cette difficulté, le Programme sur les technologies climatiques d’infoDev (a) vient de lancer deux projets pilotes de mentorat, en partenariat avec ses Centres d’innovation climatique au Ghana (a) et aux Caraïbes (a).

L’entreprise est un puissant vecteur de changement. Elle stimule la création d’emplois et la croissance économique. Dans les pays développés, les entrepreneurs technologiques sollicitent souvent un mentor pour se perfectionner auprès d’un pair chevronné, résoudre des problèmes qu’ils maîtrisent mal et manœuvrer dans des situations délicates. Dans les pays émergents, les programmes et réseaux de soutien aux entreprises sont moins institutionnalisés, les mentors de qualité plus rares, et les créateurs d’entreprise moins familiers de ce type de relation et de service.

Un projet qui redonne le sourire aux petits réfugiés syriens d’Istanbul

Qiyang Xu's picture
© Banque mondiale

Rien n’est plus gratifiant que de faire sourire un enfant. Tout particulièrement s’il a connu la guerre.
 
La photo d’Aylan Kurdi, petit Syrien de trois ans échoué sur une plage de Turquie, a fait le tour du Net. Elle nous a sidérées et nous a poussées à agir. Parce que cet enfant n’avait pas eu la chance d’atteindre vivant des terres plus clémentes, nous avons décidé d’aider les jeunes réfugiés à s’adapter à une nouvelle vie.
 
C’est dans cet esprit que nous nous sommes associées à l’organisation turque à but non lucratif Small Projects Istanbul (SPI) (a), dans le cadre du Fonds d’innovation pour la jeunesse de la Banque mondiale (YIF). Nous allions aider des enfants syriens à trouver un peu de bonheur et de joie en Turquie, après avoir quitté leur pays déchiré par la guerre.
 
Le Fonds YIF offre la possibilité à de jeunes employés du Groupe de la Banque mondiale de penser, réaliser et évaluer des projets axés sur l’innovation, l’efficacité et l’impact sur le développement. Notre idée était d’entreprendre un programme d’initiation à la langue turque, de parrainage et de soutien psychologique. Il s’agissait d’accompagner une vingtaine d’enfants exilés pour qu’ils puissent s’intégrer dans la société turque, développer une confiance en soi et avoir accès à l’éducation.
 
Notre proposition a été sélectionnée à l’issue d’un concours de projets. C’est ainsi que l’aventure a commencé...

Grâce au sport, un champion de lutte syrien vient en aide à de jeunes réfugiés

Lina Zdruli's picture
Cette page en : English | Español 


Amir Awaad rêvait d’or. Ce champion de lutte syrien sacré à 18 reprises s’était entraîné toute sa vie pour représenter son pays aux Jeux olympiques. Son rêve s’est envolé quand il a dû lutter hors de l’arène, pour sa vie. Un an après le déclenchement de la guerre en Syrie, il a fui en Égypte avec son épouse et ses trois enfants en bas âge. Ils sont désormais installés à Alexandrie, où Amir a fondé l’Académie syrienne du sport en 2016. Cette structure, qui réunit des jeunes réfugiés et des demandeurs d’asile de 12 pays différents, leur apporte un soutien psychosocial afin qu’ils surmontent les traumatismes qu’ils ont subis dans leur pays. Sa méthode ? Une formation intense et proactive aux sports de contact et de ballon.

Réglementons et taxons la cigarette électronique

Patricio V. Marquez's picture
También disponible en: English | Español 
 
Image reproduite avec l’aimable autorisation de Pixabay (a), sous licence Creative Commons.



La réglementation de la consommation de tabac par l’application d’un droit d’accise et l’interdiction de fumer dans des lieux publics, de vendre ou de présenter des produits du tabac aux mineurs sont des dispositifs désormais largement acceptés pour prévenir les effets nocifs du tabagisme sur la santé. Aux États-Unis, la décision de la cour fédérale de grande instance qui ordonne aux quatre plus grands cigarettiers américains de procéder à des « déclarations rectificatives » au moyen de spots télévisés et de pleines pages de publicité dans la presse pour informer le public des dangers de la cigarette, y compris les cigarettes dites légères et à faible teneur en goudron, est entrée en vigueur le 26 novembre 2017. Cette décision vient confirmer des faits avérés sur la base d’études concordantes depuis plus d’un demi-siècle (a), à savoir que l’élaboration et la composition d’une cigarette qui garantissent l’inhalation optimale de la nicotine entraînent une dépendance, une dégradation de la santé, une mortalité et une invalidité précoces chez les fumeurs passifs ou actifs. La récente décision du Vatican d’interdire la vente en détaxe de cigarettes révèle combien la société a changé de regard sur la consommation de tabac : un État souverain est désormais disposé à se priver de recettes issues de produits indéniablement nocifs pour la santé.

Luttons contre la fracture numérique de la géolocalisation

Anna Wellenstein's picture
Cette page en : English | Español | 中文 
Un navigateur GPS dans un taxi en Corée du Sud. © Nicolas Nova via Flickr Creative Commons


GPS, cartes affichant la circulation en temps réel, prévisions météo précises, Uber, voitures sans chauffeur… Les données de géolocalisation sont aujourd’hui omniprésentes dans le monde entier. La situation est inédite, mais tout cela serait impossible sans l’appui des pouvoirs publics.

Les données géoréférencées existent depuis des siècles. On les trouve, par exemple, sur les plans de rues et les cartes topographiques. Ce qui est différent, c’est la vitesse de collecte des nouvelles informations et la sophistication des logiciels qui les analysent, et cela grâce aux progrès technologiques.

Depuis une vingtaine d’années, les informations qui, jusque dans les années 80 et 90, relevaient de la sphère du gouvernement, de l’armée et de certaines entreprises privées sont aujourd’hui utilisées par le plus grand nombre. Avec le développement des technologies et communications mobiles, les smartphones ont démocratisé la cartographie et donné à tout un chacun accès aux données de géolocalisation.

Trois approches pour renforcer l’inclusion économique et sociale en Tunisie

Carine Clert's picture


Malgré un contexte difficile de transition politique et de crise économique aigue, la Tunisie de l’après 2011 a su courageusement installer les bases d’un dialogue social entre le Gouvernement et les partenaires sociaux et obtenir un consensus sur les grandes orientations du pays. S’agissant du défi clé de l’inclusion, le Contrat social de 2013 fait, par exemple, référence à la nécessité de mieux cibler les subventions afin de libérer de l’espace budgétaire pour des investissements sociaux, d’améliorer le ciblage et la couverture du programme de filet de sécurité - Programmes d’Aide aux Familles Nécessiteuses. De plus, le Plan Quinquennal 2016-20 a pour la première fois, un axe stratégique d’inclusion et inclut la vision de la construction d’un socle de protection sociale minimum pour tous. 

Matières premières : la Banque mondiale constate une hausse des prix de l’énergie et une baisse des cours des engrais en novembre

John Baffes's picture
Cette page en : English | Español 
Les prix des matières premières énergétiques ont augmenté de 8 % en novembre, signant leur cinquième mois consécutif de hausse. Cette progression découle en grande partie de l’augmentation de 9 % des cours du pétrole.

Les prix agricoles ont enregistré en revanche une hausse négligeable, le léger déclin des cours des boissons (-1 %) ayant été compensé par une augmentation du même ordre des prix des produits alimentaires. Les prix des engrais ont reculé de 3 %, sous l’effet d’une baisse de 6 % des cours de l’urée.

Les prix des métaux et minéraux sont globalement restés stables, le renchérissement du nickel et du fer compensant la baisse des cours du plomb et de l’aluminium. Les prix des métaux précieux ont quant à eux enregistré une légère hausse.

Pour en savoir plus l’évolution des prix des principaux groupes de matières premières, consultez le rapport mensuel publié par la Banque mondiale : Pink Sheet (a). 

12 champs d’action pour s’engager vers un monde climato-intelligent

Donna Barne's picture
Cette page en : English | Español 
Pêcheurs dans le quartier de Jamestown à Accra (Ghana), 11 octobre 2015.
Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale


Il y a deux ans, plus de 180 pays se réunissaient à Paris pour l’adoption d’un accord historique sur la lutte contre le changement climatique. Porteur d’espoir pour beaucoup, cet accord venait consacrer la volonté de limiter la hausse de la température mondiale en dessous du seuil des 2 °C et de placer le monde sur une trajectoire plus durable.

Le 12 décembre 2017, à l’occasion du One Planet Summit, des chefs d’État et autres dirigeants du monde entier se rassembleront de nouveau dans la capitale française pour réaffirmer leurs engagements et se donner concrètement les moyens de les tenir.

Car le temps presse : les températures mondiales ont déjà augmenté de plus de 1 °C depuis l’époque préindustrielle, et les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) n’ont jamais été aussi élevées depuis 800 000 ans — après trois années de stagnation, les émissions mondiales de carbone sont reparties à la hausse en 2017.

Cette année a été marquée par des tempêtes et des inondations d’une violence inédite, qui ont emporté des vies, dévasté des communautés et détruit des infrastructures des Caraïbes au Pacifique Sud, en passant par l’Afrique et l’Asie du Sud. Ces phénomènes météorologiques, de même que les épisodes de sécheresse, l’élévation du niveau de la mer et les autres conséquences du changement climatique, risquent de faire plonger 100 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté d’ici à 2030.


Pages